• B-Chapitre 1

     CHAPITRE 2

     

     

    Parfois nous croisons quelqu'un, il suffit de quelques mots échangés,
    et nous savons que nous avons à vivre quelque chose d'essentiel ensemble.
    Claudie Gallay

     

    roman-INFINIMENT-chapitre 1
     roman-INFINIMENT-chapitre 1


     

    Avril 2013. 




    - Maman tu peux venir me chercher ce soir derrière le collège s'il te plait ? Je dois voir quelqu'un.
    - D'accord !
     
    Il fait très chaud. Je gare ma voiture sur le parking derrière le collège et j'attends Alicia : ma fille. On a une relation à part elle et moi. Je dirais qu'on est fusionnelles. On n'a pas, ou peu de secrets l'une pour l'autre. Ce sont de grands éclats de rire, des confidences à n'en plus finir, c'est ma fille et ma meilleure amie. On a quelques disputes c'est normal entre mère et fille,  mais elle est adorable.  Belle comme un coeur, souriante, entourée d'amies... et amoureuse. Son premier amour. Ca a l'air fort. Je partage ses émotions, elle se confie à moi. On est très complices. J'aime ma fille. J'essaie depuis sa naissance de lui donner tout ce que la vie m'a refusée. Elle est tout pour moi. Une relation forte, belle et puissante qui compense la quasi absence d'un père... 
     
    Je la vois arriver le sourire aux lèvres... suivie d'un jeune garçon qui traîne un peu les pieds derrière elle.  Il porte un jean's, un tee shirt blanc et une casquette... le look 'bad boy"  comme me dira Alicia. Il s'approche de la voiture, s'arrête à quelques mètres. Je l'entends dire à ma fille  "je vais quand même dire bonjour à ta maman". Il vient me faire la bise, dit timidement "bonjour" sans même oser lever les yeux. Il n'enlève pas la casquette qu'il porte à l'envers la visière sur la nuque. Mon coeur s'affole.  Samuel est là, devant moi. On échange quelques banalités vite fait, je suis troublée. Il s'attarde sans raison, j'éprouve un drôle de sentiment. Comme s'il se passait quelque chose.  Il ne dit mot puis s'éloigne.
     
    Alicia s'assoit à mes côtés dans la voiture. On rentre à la maison. Elle est enchantée. Elle a passé une demi heure avec "Sam"Qu'il est beau ! Il a beaucoup de problèmes parait il, une vie sentimentale plutôt compliquée (déjà ?) mais il lui plait. Elle est amoureuse. Je souris, je lui pose plein de questions. Je me réjouis avec elle avec... un petit pincement au coeur... je l'envie... terriblement.  Il a seize ans, trois ans de plus qu'elle. Un an de plus que mon fils Lucas.  Je ne dis rien. J'ai toujours le même trouble qui m'envahit en présence de Samuel... J ai honte de ce que je ressens secrètement.  Je hausse les épaules, ça passera, et je ris des plaisanteries et des rêveries de ma fille.  
     
    - Maman j ai un truc à te demander !
    - Quoi donc ma puce ?
    - Est ce que Samuel pourrait passer après les cours ce soir ? à la maison... 
    Je reste sans voix. Alicia a déjà eu des petits amis mais jamais aucun n'est venu à la maison. Ses petites histoires se passaient jusqu'ici au collège... Que lui répondre ? oui ou non. Si j'en parle à  son père ce sera non. Je dois me décider seule. Pierre travaille. Je ne vois pas de mal finalement à ce que le nouveau petit copain de ma fille passe à la maison.
    - D'accord.
    Alicia saute de joie. Le soir Samuel passe à la maison. Alicia s'est changée, elle ne tient pas en place. Ils restent dehors. Je les guette de temps en temps. Ils sont assis dans l'herbe, l un en face de l'autre. Ils discutent. Alicia rit. Elle est heureuse ça se voit. Je m'occupe fébrilement. Je ne tiens pas en place. Je suis attirée vers eux mais je reste en retrait. Tout à coup je les entends entrer par la porte-fenêtre de la cuisine. Alicia me cherche. Je m'avance vers eux. Samuel ôte sa casquette, me fait la bise. Je lui demande s'il va bien, il répond oui... ses bouclettes cachent en partie son visage il est très timide. On échange quelques banalités. "Bon ben je vais y aller" et il part. 
    Alicia est aux anges. "N'est ce pas qu'il est beau maman ?"... Je lui souris en acquieçant.
    Nos regards se sont croisés. Il m a regardée en face quelques secondes. Je n'arrive pas à contrôler les battements de mon coeur en sa présence. Je suis toute chamboulée. Je ne comprends pas cette attirance que j ai pour ce garçon. Il y a quelque chose de bizarre. Je n'ai jamais ressenti ça. Je suis complètement folle. C'est le petit ami de ma fille. Bon sang qu'est ce qui m'arrive ? Ca pourrait être mon fils...  
     
    Je commence à préparer le repas. Alicia vient s'asseoir près de moi et me raconte son rendez-vous... 
    "Tu sais maman Samuel sort d'une histoire compliquée..."
    "Ah bon ?" je tends l'oreille. A seize ans on vit des histoires DEJA compliquées ? je la laisse parler... 
    "il y a son ex au collège tu sais... Lydie ! C'est une vraie p..." Je reprends Alicia, on ne dit pas ça, on ne parle pas comme ça. "Mais maman elle n 'arrête pas de harceler Samuel. Quand il arrive le matin elle l'attend, elle lui saute dessus avec ses copines. Elle est venue m'insulter parce qu'elle a vu qu'on se plaisait et qu'on discutait. Du coup au collège il fait comme si on se connaissait pas. C'est pas marrant... Tu sais il sort avec Lydie depuis longtemps... ils habitent pas loin l un de l'autre... ils sont quasiment voisins !  toutes les filles envient leur relation... Samuel vient attendre Lydie devant la porte de sa classe à la fin des cours, ils sont toujours ensemble... ça fait rêver toutes les filles... Mais bon ! ça va plus entre eux. Et il m a envoyé un sms... on a discuté... on se plait quoi... Lydie a la haine... Elle me nargue chaque fois qu'elle me croise. Heureusement j'ai mes potes qui veillent sur moi"
    Tout à coup tout ça me semble un peu glauque. Après... c'est normal que cette Lydie ait la haine si elle aime encore son petit copain et qu'Alicia s'immisce entre eux... ça sent pas très bon...
     "Tu lui piques son petit copain à cette Lydie en somme ?" 
    "Mais non maman ils ne s'entendent plus... ils font que se disputer... Elle lui pourrit la vie tu sais !"
     
    Samuel passe le soir après les cours... assez régulièrement. Pierre s'en aperçoit et n'apprécie pas. Alicia est trop jeune. Ses histoires de coeur ne doivent pas sortir du collège. Je soutiens Alicia. Ils ne font pas de mal. Ils discutent dehors. Je vois pas le problème. Chaque soir avant de partir Samuel vient me dire bonjour (et au revoir)... il arrive à parler un peu. Il est moins gêné... 
    "ça ne vous dérange pas que j'aie trois ans de plus qu'Alicia ? me demande-t-il.  Si ma mère le savait elle me tuerait !" 
    Je lui réponds que non. Qu'il n'y a pas de problème. Il insiste puis semble rassuré. Peu à peu le dialogue commence à s'instaurer... j'essaie de le mettre à l'aise. J'apprécie ces quelques petites minutes quotidiennes. 
    Alicia dès qu'il part vient me raconter ses états d'âmes, se confie à moi... je vis leur histoire par procuration en somme.
    "Il est beau hein maman ? avec ses bouclettes on dirait un ange. C'est mon Ange... Samuel mon ange..." 
    Elle rit... elle est heureuse... 'Je l'aime si tu savais !' d'un air malicieux elle me regarde et me dit "il l'a déjà fait tu sais !" aie ! ça : ça me plait moins tout à coup... je reçois une douche froide sur la tête... 
    "ah bon ? déjà  ?" 
    "oui avec Lydie !" 
    Je comprends mieux tout à coup cette Lydie si virulente au quotidien... Elle a fait sa première fois avec ce garçon, et là, il s'éloigne d'elle pour Alicia. Elle doit l'aimer encore. Quelle haine elle doit avoir envers ma fille. J'ai un peu peur tout à coup. Je le dis à Alicia. 
    "Mais maman c'est elle qui fait des histoires, qui rejette Sam, qui l'humilie, qui raconte des saloperies sur lui. C'est pas lui qui l'a laissée. Il n'y est pour rien ! T'inquiète pas j'ai mes potes qui sont avec moi et mon grand frère qui me protège." Les potes, les "meilleurs" ou "meilleures", les "grand frères" les "grandes soeurs" c'est compliqué de nos jours les relations au collège. Mon dieu il faut suivre. Mais Alicia m'explique patiemment... 
     
    Samuel a déjà couché avec une fille. Il a seize ans. Il n'a QUE seize ans. Ca tourne dans ma tête. Tout à coup je le vois sous un autre angle. Alicia a treize ans. Elle n 'a QUE treize ans. Je ne veux en aucun cas qu'elle ait sa première relation sexuelle aussi tôt. J'ai beau être large d'esprit, être romantique, non c'est pas possible. Il faut que je lui dise à ce garçon. En face. Mais c'est loin d'être facile.
    Ma première fois... j'avais dix-neuf ans... Mon dieu je me sens ridicule. Les temps changent c'est vrai. J'avais dix-neuf ans, j'étais majeure, amoureuse, et mon dieu, quel tsunami quand ma mère l'a appris. Une foule de mauvais souvenirs remontent à ma mémoire. Je ne ferai pas vivre à ma fille les épreuves que j'ai moi même enduré à cause d'une mère vieux jeu. Mais je ne peux pas non plus accepter que ma fille ait sa première fois à treize ans...
    "Alicia... je suis heureuse de te voir amoureuse. C'est merveilleux. Je sais ce que tu ressens. Mais... j'aimerais qu'on soit bien d'accord toutes les deux. Je veux que tu attendes avant de faire l'amour avec un garçon. Dis toi qu'une fois que c'est fait : c'est fait. Tu es trop jeune ! tu comprends ? Samuel est plus âgé que toi et finalement ça me fait un peu peur..." 
    "Maman t'inquiète pas ! je ne suis pas pressée. Au fait tu sais que la majorité sexuelle c'est à quinze ans ?" 
    "Ah bon ? il y a une majorité sexuelle tiens donc ! Je tombe des nues. C'est nouveau ! non je ne sais pas. "Eh bien c'est un peu jeune quinze ans ma chérie. Oui même quinze ans !" 
    "Lydie avait quatorze ans quand ils l'ont fait" me répond Alicia. 
    "Oui ben Lydie ! c'est Lydie ! et toi ! c'est toi ! garde toi pour le garçon que tu aimeras toute ta vie !" 
    Oh la la en prononçant ces paroles je réalise que je parle comme ma mère. LOL 
    "Enfin Alicia, je te demande juste de pas être pressée, d'attendre un peu...et de m'en parler si tu te décides... ok ?" 
    "oui maman,  c'est promis..." .
     
    Nous habitons une jolie maison à la campagne. Quand nous avions construit il n'y avait pas d'autres habitations autour de nous. Que les prés, la nature à perte de vue. Et puis le terrain jouxtant le nôtre s'est vendu et des maisons se sont construites, les unes derrière les autres balayant un peu notre tranquillité.  Samuel a dit à Laura que c'était beau et grand chez nous. Je ne trouve pas notre maison particulièrement grande. Juste ce qu'il faut pour quatre. Il lui a dit aussi qu'il trouvait sa maman jolie. Alicia me l'a rapporté avec une petite pointe de jalousie dans la voix. LOL...  j'ai ri à gorge déployée. "Ah bon ? c'est gentil de sa part !" lui ais-je répondu en lui cachant mon trouble. 
    Mon mari, Pierre,  est ouvrier. Il travaille d'équipe c'est à dire les matins ou les après-midi. L'équipe où il n'est pas à l'usine, il travaille pour son oncle qui est agriculteur. C'est comme ça depuis toujours. Il passe quasiment tout son temps libre "à la ferme". Adolescent il aurait aimé faire des études d'agriculture et s'installer. Mais, élevé par ses grand-parents, on ne lui a pas laissé le choix. L'apprentissage et l'usine ! un métier sûr ! Pierre est donc ajusteur et électricien, il a fait les deux CAP. Il a une très bonne situation, gagne bien sa vie. Du coup j ai arrêté de travailler pour m'occuper de la maison et des enfants. La vraie raison c'est que mon lieu de travail était un panier de crabes et je ne supportais plus l'ambiance. J'ai donc démissionné. 
    J'en ai entendu des vertes et des pas mûres. "Tu ne devrais pas, avec la conjoncture. Il faut garder ton travail. Ton indépendance. Tu vas regretter." Mais je n 'ai pas écouté les conseils de mes amies.
    Ca fait deux ans déjà que je suis à la maison et ça me plait. Je me partage entre mes enfants et ma maman qui est veuve et seule avec ma grand-mère (sa mère) qu'elle garde chez elle. C'est un milieu familial pesant. Ma mère et son chagrin c'est très lourd à gérer. Mon père est mort d'un cancer du poumon. Ma mère ne s'en remet pas. Ca fait quatre ans déjà. Pas un jour sans qu'elle ne pleure. Elle n'arrive pas à faire son deuil, à reprendre une vie "normale". Je suis fille unique. Je porte donc seule son chagrin. 
    Pierre est un père absent. Je gère tout. Les trajets à l'école, les maladies, tous les problèmes qui peuvent se présenter. Je mange seule avec les enfants une semaine sur deux. Les mercredis après-midi je joue avec eux. Les samedi après-midi également. Il n'y a que le dimanche que nous passons en famille. Repas dominical avec les mamies, la tradition. Et l'après-midi en famille... Généralement après-midi télé agrémenté d'une marche avec les enfants... Je suis donc "très" seule.
    Je me lève le matin Pierre dort... (c'est un lève tard) ou bien il est déjà au travail. Je déjeune seule je lève les enfants je les conduis au collège. Après c'est ménage, visite à maman ou à une copine... une vie tranquille... la routine quoi...
    J'ai toujours été seule en fait. Mais je gérais. C'était ma vie. Un point c'est tout. Je ne me posais pas de questions.  
    J'ai toujours géré seule ma vie, celle de mes enfants, alors que j'étais en couple et qu'on aurait du gérer à deux. Mais Pierre est un père absent et très autoritaire. C'est LA LOI. Si un problème se présente c'est PUNIR avant de chercher à comprendre, et je ne supporte pas ce côté là chez lui. PUNIR oui, DISPUTER oui. C'est le rôle d'un père. Mais il doit aussi montrer à ses enfants qu'il les aime. Leur montrer son affection.  Et ça, il n'en n a jamais été capable. Je ne mets pas en doute qu'il aime ses enfants. C'est certain. Mais c'est un amour qu'il a en lui. Il ne le montre pas. Il ne sait pas. Prendre son fils ou sa fille dans ses bras, ça n'arrive jamais. Le consoler, l'encourager. Non plus. Par contre rire des  faiblesses de chacun oui ça il sait. Je déteste ce côté chez lui. De ce fait, j'ai toujours essayé de dissimuler les bêtises de mes enfants, de gérer au mieux "seule" les problèmes du quotidien, d'éviter les conflits, et surtout de combler le manque de tendresse paternelle en étant une maman cool et affectueuse avec mes enfants... 
     
    Samuel est inscrit sur Facebook, réseau social très en vogue. Moi aussi.
    Chaque soir je passe ma soirée assise devant la télé, mon ordinateur portable sur les genoux, à jouer... avec Pierre s'il est d'équipe de l'après-midi, ou seule s'il est d'équipe du matin, car ces semaines là, Pierre se lève   à trois heures et se couche donc très tôt.
    Je reçois rapidement une demande d'ami de "Sam". Je l'accepte. Samuel est connecté tous les soirs et je lance la conversation. Je profite de ce moyen pour lui dire ce que j'attends de lui.
    "Samuel, ça ne me gêne pas que tu aies trois ans de plus qu'Alicia mais j'ai une chose à te demander. Il n'y a qu'à cette condition que je verrai d' un bon oeil ta relation avec ma fille. Elle n'a que treize ans et je souhaite qu'elle attende pour avoir des relations sexuelles, tu comprends ? elle est trop jeune. Tu as trois ans de plus, tu l'as déjà fait, elle me l'a dit et je me fais un peu de soucis..." 
    Samuel me rassure. Il comprend et ne fera rien sans mon consentement. Si les choses se précipitent il m'en parlera avant. Bizarrement, j ai  la conviction qu'il dit vrai. Pourquoi ? je n'en sais rien. En moi, je sais qu'il dit vrai. Que je peux lui faire confiance.
    Je n'ai jamais douté de Samuel.
     
    Samuel venait à la maison, il montait avec Alicia dans sa chambre. Je n'ai jamais soupçonné quoi que ce soit.  Il m'avait promis. Il ne coucherait pas avec ma fille. Point final.
    Il ne m'a pas trahi. 
    J'avais toujours cette attirance pour lui. Je proposais un coca et il s'asseyait un petit moment avant de partir. Il ne refusait quasiment jamais. On buvait un verre ou deux tous les trois. Le courant passait de mieux en mieux. On discutait, on riait, c'était très agréable. Je le trouvais toujours aussi beau et j'aurais aimé remonter le temps... avoir quinze ans moi aussi... hélas... 
     
     

     

     

    !"roman-INFINIMENT-chapitre 3

     

    C-Chapitre 2

     

     

     


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  • B-Chapitre 1

    CHAPITRE 1

     

    "Personne n'est jamais à l'abri
    d'un coup de folie ou d'un coup de foudre."
    Guillaume Musso 


    roman-INFINIMENT-chapitre 1
     roman-INFINIMENT-chapitre 1


    Décembre 2012.
     

    Le coup de foudre vous y croyez ? Je croyais ne plus jamais tomber amoureuse... et puis...  La première fois où mon regard s'est posé sur Samuel, cette certitude s'est effondrée.Les couloirs du collège étaient bruyants ce soir-là, la réunion de parents habituelle de fin de trimestre de mon fils Lucas tirait en longueur. Adossée à un mur, j attendais mon tour parmi les autres parents, des élèves couraient, chahutaient, riaient fort.Un jeune garçon a brusquement accroché mon regard... Il se tenait debout à quelques pas, il regardait au loin, le regard perdu dans le vague, il semblait chercher quelqu'un, l'air un peu excédé...

    Mon sang bizarrement n'a fait qu'un tour. Mon coeur s'est mis à battre plus fort. Le temps s 'est arrêté. Tout se mélangeait en moi, explosait, J'étais subitement le joujou de mon cerveau, Je le fixais, j'étais hypnotisée par cet adolescent inconnu...  Dieu que je le trouvais beau. Parfait. J'ai détaillé rapidement ses cheveux châtains bouclés, ses yeux verts, son nez droit, ses lèvres finement dessinées...L'émotion que je ressentais n'était pas gérable, de petits papillons virevoltaient dans mon ventre... Le silence avait fait place à la cohue. Je ne voyais plus que...LUI. Je fixais son visage, détaillais sa silhouette, son tee shirt blanc, son jean taille basse... Lui ne m 'a pas vue. Il a continué son chemin... Il a disparu de mon champ de vision... Mon tour est arrivé... Le temps a repris sa course. On peut tomber amoureux à l'improviste, d'un inconnu ; on ne choisit pas le moment, ni même la bonne personne. L'amour parfois nous tombe dessus, quand on ne s'y attend pas et qu'on le veuille ou non on se brûle, on se consume... Tout s'enchaîne, on perd le contrôle...On reste impuissant...  On sait qu'on fonce tout droit contre un mur et qu'on va frôler le pire mais on fonce quand même, tête baissée... parce qu'on ne peut pas lutter...  


    J'aurais dû rentrer chez moi ce soir-là. Ma vie aurait dû suivre son cours sans que jamais nos chemins ne se recroisent... et puis bizarrement... le destin en décide autrement... On n'est plus maître de son destin...





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  •  

     

     

    J'écris notre histoire pour oublier que nous n'existons plus.
    Nicolas Clément, Sauf les fleurs
     

     

     

     

     

     
                   Les histoires d'amour sont des étoiles
                   elles naissent au firmament
                   brillent de mille feux
                   on les admire
                   on les envie
                   et puis peu à peu elles perdent de leur éclat
                   et s'éteignent
                   pour nous laisser dans la nuit la plus noire...

     


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