• A-Prologue

     

     

     

     

    J'écris notre histoire pour oublier que nous n'existons plus.
    Nicolas Clément, Sauf les fleurs
     

     

     

     

     

     
                   Les histoires d'amour sont des étoiles
                   elles naissent au firmament
                   brillent de mille feux
                   on les admire
                   on les envie
                   et puis peu à peu elles perdent de leur éclat
                   et s'éteignent
                   pour nous laisser dans la nuit la plus noire...

     

     

     

     


     

    A-Prologue

     


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  • Chapitre 13

    Chapitre 13

    L'espoir d'un lendemain
     


    Les souvenirs sont plus fidèles que les amis et les amants :
    ils reviennent nous voir lorsque notre âme grelotte toute seule

    Ferenc Mora






    Voilà Sébastien, j'arrive à l'épilogue.


    Je ne sais pas trop quelle fin donner à notre histoire. Ce manuscrit représente pas mal de nuits blanches. En revivant ces six derniers mois je me suis rendu compte de beaucoup de choses. D'abord que les années ne m'avaient pas aidée à mûrir. Je suis toujours une fille unique gâtée. Je ne pense qu'à moi c'est certain.J'ai trouvé que tes réponses à mes attaques étaient pertinentes.

    1986 c'est bien loin... Les années ont passé et avec elles la jeunesse s'est envolée. Je t'avais perdu. J'ai cherché à t'oublier dans d'autres bras, sans grand succès et puis cinq ans plus tard Pierre a fait son apparition dans ma vie. J'ai appris à le connaître et je l'ai épousé en connaissance de cause, consciente de ses qualités et de ses défauts. Je l'aimais... mais le verbe « aimer » a plusieurs degrés d'intensité... et cette intensité n'avait rien à voir avec celle qui existait entre toi et moi. Mais quand on se marie, le côté « merveilleux » du mariage chasse les doutes. C'est comme si un pouvoir mystérieux occultait la face amère. On ne voit plus que le « beau côté » des choses... la grande robe blanche à laquelle on rêve depuis toute petite fille, les invitations, les préparatifs, le voyage de noces... on y croit... on VEUT y croire...et le grand jour arrive, tout doit être parfait. On a pourtant une petite douleur insidieuse dans le cœur à un moment ou à un autre en pensant au passé, en se disant que cette fois, on ne peut plus reculer... et on fonce tête baissée. On se retrouve devant un prêtre le cœur battant, et on prononce le « oui je le veux » solennel qui nous unit pour la vie, pour le meilleur ou pour le pire... pour le pire ou le meilleur... en quelques minutes tout est écrit...

    Et le temps fait son œuvre. Le « grand jour » n'est bientôt plus qu'un souvenir. Les photos qu'on a tant compulsé, la vidéo qu'on connaît par cœur, tout est bien rangé au fond d'une armoire. On se tourne vers de nouveaux horizons, on se fixe d'autres objectifs... Comme tu me l'as si bien écrit, les billets d'avion qui faisaient rêver restent dans le domaine du rêve car on ne décolle jamais. Il faut au contraire épargner pour la maison, pour les meubles, pour le confort de tous les jours, pour les enfants à venir.... La vie « romantique » à laquelle on rêvait, les petits dîners aux chandelles, les sorties, les vacances, plus rien n'est d'actualité.... La vie se résume aux taches ménagères, métro boulot dodo... et on s'habitue à cette réalité quotidienne, on finit par s'en contenter. Elle paraît « normale ». On ne se plaint pas. On part travailler, on prépare les repas, on fait le ménage, on passe ses loisirs à jardiner, aménager, bricoler... et regarder la télé. Un ménage heureux, sans problème, et même : un couple modèle !

    Et puis le premier enfant s'annonce. Une étincelle de vie qui se développe en moi, qui grandit petit à petit dans mon ventre. Je lui parle à ce futur bébé, je lui lis des histoires, je lui fais écouter de la musique, je lui promets monts et merveilles... je veux le meilleur pour ce petit homme, de meilleurs parents que les miens, la possibilité de faire ses choix... mais tout cela, je le fais seule. Aucune autre main ne se pose sur mon ventre, ne lui chuchote des mots doux... pas de présence paternelle... Et bébé vient au monde... la vie est bouleversée.... Il faut prendre de nouvelles habitudes... et puis c'est une deuxième grossesse qui commence car c'est trop triste d'être enfant unique, j'en sais quelque chose. Une petite fille ! que je suis heureuse ! et le temps passe... encore... deuxième naissance.


    La vie se complique encore un peu plus. Il n'y a plus assez d'heures dans la journée malgré le congé parental, pour réussir à boucler les corvées. Biberons, couches, bains, lavage, repassage, ménage, premiers pas... premières bêtises... et les nuits agitées de bébé qui pleure jusqu'à une heure du matin... on ne s'appartient plus. On vit par et pour les enfants. La vie de couple est en déficit perpétuel. Mais encore une fois, on s'adapte, on s'habitue, on assume sans même se poser de question, parce que de toutes façons on n'a pas le choix.

    La jeune fille romantique n'est plus qu'un lointain souvenir. Les rêves se sont volatilisés face à la dure réalité de la vie. Il faut «s'épanouir » dans de nouveaux rôles : maman, épouse modèle, ménagère, gouvernante... et les années passent, les enfants grandissent, la maison est un nid douillet, on n'en sort plus ou très peu. La jeunesse s'enfuit. Les espoirs d'autrefois sont bien rangés au fond d'un tiroir secret de la mémoire...

    Il y a bien sûr des « hauts » et des « bas ». On se dit certains jours « j'ai une belle vie », un mari qui m'aime, deux enfants adorables, une belle maison. Ce sont les jours avec des « hauts ». Et puis il y a les « bas »... une parole qui a blessé et qui fait sortir de ses gongs par exemple, le passé resurgit alors, les regrets, les remords, un passé aux manques cruels... les « j'aurais dû », les « si j'avais su » et la dépression guette. Cet homme qu'on a épousé pour s caser, qu'on a cru pouvoir changer.;; Il ne s'est pas bonifié... non... Un jour, deux jours, une semaine à pleurer et on prend le dessus. Il faut bien, on n'a pas le choix.

    Quand je relis tes premiers mails je suffoque devant tant de sentiments, d'amour, de tendresse. Je ne peux plus respirer tellement tout ça me consume. C'est trop fort, ça me fait même peur car je ne suis plus habituée à tant de sentiments. Et puis la dure réalité nous brise à nouveau entre règlements de compte et déchirements.

    Je te le dis encore une fois, c'est bien par hasard que je suis tombé sur le site de ton travail. Ma meilleure amie pourrait d'ailleurs te le confirmer puisqu'elle était là. Je ne t'ai pas cherché pour te ramener près de moi. Je t'ai écrit parce que je voulais des nouvelles et sans trop penser à ce qui pourrait bien en découler. Certains jours, je me dis que j'ai bien fait et d'autres jours, je me dis que j'aurais peut-être dû nous éviter tous ces déchirements.

    Il y a tout de même du positif. Nous avons vidé pas mal d'abcès qui nous rongeaient toi et moi. Le fait de savoir que pendant toutes ces années, nous n'avons cessé de penser l'un à l'autre nous a réconforté. Nos sentiments à l'époque étaient bien réels. Quand tout a volé définitivement en éclats et que j'ai réalisé qu'il n'y avait plus aucune chance pour que tu me reviennes, j'étais à l'agonie Sébastien.

    La folie s'est emparée de nous tout au long de ces mails. Tout quitter et tout recommencer ? briser nos conjoints ou bien nous conforter dans nos vies fades et plates ? J'étais prête sincèrement à te donner cet enfant que tu n'as pas eu. Partir ou rester ? Quel dilemme ! Je pense que nous avons été à deux doigts de tout faire péter. Mais , nous n'avons pas eu le petit brin de folie qui fait qu'on ne pense plus aux autres, que seul notre bonheur compte... nous avons préféré épargner nos proches... Je pense qu'elle est là « l'illusion », ce fut une grande et belle illusion de seulement imaginer la possibilité de continuer et terminer notre vie ensemble.

    Et puis il y a eu ce mail envoyé par accident à ton adresse perso. J'ai bien cru que cette fois tu ne me pardonnerais pas cette étourderie. Tu aurais été dans ton droit. Mais je ne l'ai pas fait exprès. Je t'ai raconté ma journée et j'ai cliqué sur la mauvaise adresse sans m'en rendre compte. Je suis tombée de haut le lendemain matin en découvrant ce qui aurait pu être un drame si Lyne n'était pas aussi compréhensive. J'ai pensé que cette fois, la limite à ne pas dépasser était franchie.

    J'ai voulu croire que tu m'aimais assez pour pardonner... Et puis tu m'as répondu. Mais la froideur de tes rares messages ont balayé mes espoirs. Plus de ma puce, plus de je t'aime. Tu n'appelais plus. Je me retrouvais brutalement comme un plongeur sans bouteille qui étouffe, privé d'oxygène. Je ne pouvais croire que c'était fini. Je t'ai appelé deux fois car je crevais à petit feu devant ton silence. Mais tu semblais si loin de moi, de nous... Comment pouvais tu passer du feu de la passion à l'indifférence la plus totale ? J'ai touché le fond de mon côté mais tu n'en savais rien. Envie de rien, dormir pour oublier... la maison devenue prison, la solitude une amie, fuir Pierre, fuir les amis... les enfants mis de côté la déprime totale et aucun soutien de ta part... Si tu voulais me faire payer, tu réussissais... Il y avait le Seb d'avant et le Seb d'aujourd'hui... j'étais perdue...

    En ce qui concerne maman... Elle et moi il y a vingt ans on s'est mutuellement menées la vie dûre. L'adolescence est une période de la vie où parents et enfants sont en conflits permanents alors notre histoire a multiplié par dix, voir par cent, les altercations. A l'époque je n'ai pas compris les réelles motivations de ma mère. C'est vrai que nous avions neuf ans d'écart, tu avais un passé, mais ton attitude face aux événements et ta patience prouvaient ta sincérité. J'étais déchirée entre mon amour pour ma mère qui m'avait toujours tout donné et mon amour pour toi...

    Aujourd'hui avec le recul, je lui trouve des circonstances atténuantes car je m'imagine, moi , en tant que mère, dans une situation similaire. On agit toujours pour le bien de ses enfants (si on est un parent normal !), on ne souhaite que le bonheur de sa progéniture. On agit en notre âme et conscience, mais même avec les meilleurs intentions du monde, il peut arriver qu'on se trompe. Maman a reconnu ses erreurs, vingt ans après et ça, ça n'a pas de prix à mes yeux. Et qui ne commet pas d'erreur ? C'est vrai que ça n'arrange rien, que ce qui est fait, est fait, que pour nous deux les dés sont jetés. Mais tu as pardonné, j'ai pardonné, méchanceté, rancœur n'y changeront rien... et qu'a-t-on de plus cher après ses enfants ? ses parents ?...

    1er septembre « Hello ! Le soleil brille mais l'automne arrive. J'ai presque froid. Les feuilles des cerisiers commencent à tomber, c'est mauvais signe. Je m'enfonce dans la forêt. J'aperçois les premiers champignons. Le chemin s'étire au loin, tout droit, apparemment pas de danger à l'horizon. Je lance Lancelot au trop. Il n'aime pas cette allure et je sens tout de suite la petite secousse qui m'annonce qu'il passe au galop. Il s'élance sur le sentier, sans hésiter. Après une journée au box, j'ai l'impression que l'on va s'envoler tellement il a la pêche. Ce vieux cheval a vingt ans mais c'est un cheval en or. Il n'a peur de rien, il est en super forme. Quelques minutes et on continue au pas. Je pense à toi. Je me dis qu'en six mois on a fait beaucoup de chemin. Je me remémore nos premiers messages, l'émotion, la joie de se retrouver, la passion qui renait, nos deux rendez-vous, nos baisers, nos caresses, nos promesses, nos fantasmes, nos rêves... notre folie... nos différents aussi... Six mois se sont écoulés... le temps d'un été en somme...

    Le soleil se couche. Il devient rouge à l'horizon. Je suis arrivée au-dessus de la colline et j'ai vue sur la vallée. La boule de feu va se coucher là-bas au loin derrière les montagnes. Le ciel rougit, le soleil va s'éteindre tout doucement... Je reste là, immobile et je me dis que comme lui... nous nous éteignons lentement. Tu es fatigué, tu déprimes... s'aimer c'est partager les bons et les mauvais moments. Quand je t'entends si triste je n'ai qu'une envie c'est te prendre dans mes bras. Mais je pense que tu n'as plus "l'envie"... Je me trompe peut-être, je souhaite me tromper mais... je te laisse libre de la suite à donner. Libre de m'écrire ou de ne pas m'écrire, de m'appeler ou de ne pas m'appeler... je ne veux pas être un boulet à ton pied... à toi de voir ce qui est le mieux pour toi... Sache que je suis là... que je le serai toujours pour toi, mais je suis un peu perdue... je ne te comprends plus... Tu m'as attendue pendant vingt ans, tu as souhaité me retrouver et à présent que je suis là... ?


    Tu n'as plus confiance dans les femmes, tu me l'as répété vendredi. Je pense que ton message c'est que tu n'as plus confiance en moi. Tu as tort mais c'est ton droit. J'ai tellement souffert de ton absence pendant ces vingt années que la dernière chose que je souhaite est de te perdre une seconde fois. Je pensais que l'on pourrait simplement partager un peu de nos vies dans nos mails, nos conversations téléphoniques, nos quelques rendez-vous secrets... soulager nos manques... Je n'ai jamais voulu briser ta vie si c'est ce que tu penses... Mais je ne peux pas te forcer à continuer surtout si tes sentiments envers moi ont changé. Alors à toi de voir... comme tu me l'as déjà dit à plusieurs reprises, la balle est dans ton camps... tu connais mon numéro... je suis là... libre à toi...Je t'envoie une tonne de bisous, plein de tendresse aussi. J'espère que tu es sur ta moto cette après-midi et que ça te fait du bien. J'attends de tes nouvelles... Quoi qu'il en soit, pour moi rien n'a changé ni ne changera, ça se résume par deux mots : je t'aime... Nathalie."



    Pour l'instant on en est là... Tu sembles bien avoir choisi pour la deuxième fois, le mot « fin » à notre histoire. Tes rêves se sont envolés... Tu t'es fait une raison. Tu vas me dire qu'on n'a pas le choix ! Ce qui me rend triste vois tu c'est que tu as refusé mon amitié. « Amour toujours mais pas amitié ». Ce sont de belles paroles. Mais deux amis partagent leurs joies, leurs peines, leurs bonheurs, leurs tristesses, leurs secrets... ils savent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre... et nous, nous ne partageons rien. C'est ça le plus dur, c'est que j'ai le sentiment que tu ne veux rien partager avec moi. Tu sais tout de moi et moi... pas grand chose de toi...J'en conclue donc que nous n'avons toi et moi pas la même définition du verbe « aimer » ni même de l'amitié. Je suis beaucoup moins forte de caractère que toi . Ma vie de tous les jours me pèse. Je travaille sur moi même pour parvenir à trouver une certaine stabilité, trouver la voie de la sagesse pour m'en sortir. C'est un véritable combat, je n'arrive pas à émerger de ces sables mouvants... J'espère de tout cœur qu'on se reverra. Je sais que même si ça s'appelle trahison, je répondrai toujours présente à ton appel.

    Je me dis aussi que si tu choisis vraiment d'en rester là après ces six mois de pure folie, ça donne raison à maman, nous n'étions pas fait l'un pour l'autre, ça donne raison à l'astrologue, nos sentiments n'étaient que pure illusion... Je ne peux pas croire que tu sois d'accord avec cette fin là...Avoir pendant vingt années idéaliser un amour qu'on croyait exceptionnel, hors du commun... Le revivre à quarante et cinquante ans, aussi fort, aussi magique, vouloir y croire de tout son cœur, de toutes ses forces, de toute son âme, malgré des barrières tout aussi infranchissables... Se dire pendant ces quelques mois que même si quatre cents kilomètres doivent nous séparer que plus jamais on ne vivra l'un sans l'autre, et se retrouver brutalement, du jour au lendemain... seule, abandonnée... à nouveau le trou noir. Tu as dévasté ma vie une deuxième fois, je ne sais pas si tu en es conscient. Tu n'as pas compris que je portais des chaînes vis-à-vis de mes enfants, et ton absence me dévore. Désir, trahir, maudire, désir, souffrir, envie de mourir....Malade à en crever à me demander si tout cela n'était pas juste une illusion...

    Au fond de mon cœur, j'ai encore une petite flamme qui me dit de garder espoir... qui sait ce que le destin nous réserve ? Qui aurait cru qu'on se retrouverait vingt ans après ? je préfère vivre avec l'espoir d'un lendemain... et quoi qu'il en soit, même si le désespoir nous faire sortir de nos gongs parfois et avoir des paroles blessantes n'oublie jamais : Je t'aime...

    Nathalie.
     

    Chapitre 13

     
     

     


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  • Chapitre 12

    Chapitre 12

    Un été pourri

     



    L'amour n'est pas une simple possession.
    S'aimer, c'est surtout se soutenir l'un l'autre dans l'épreuve,
    s'endurer dans les imperfections communes, se sacrifier ;
    c'est savoir grandir ensemble

    Harry Bernard





    4 juillet -« Pupuce, j'espère que tu ne doutes plus de mes sentiments et que tu tiens le coup - il le faut. Je suis épuisé et j'ai le cerveau vidé ce soir à cause du boulot et aussi d'une fille que j'ai connu il y a 23 ans ? ? tu vois de qui je parle. Je te fais plein de bisous tendres et vais me reposer un peu –Seb qui t'embrasse très fort »

    5 juillet– « Salut Pupuce, Il est 18h00 je rentre du boulot-grosse journée Lyne travaille ce soir et malheureusement je peux pas t'appeler , c'est comme ça. Je pense à toi en silence. Je suis quand même content qu'on se soit retrouvés tu sais.. Je t'envoie toute ma tendresse Bisous- Seb »

    7 juillet -C'est tellement triste quand la boîte est vide !!! Tu me dis souvent que tu es un homme à présent, que tu es fort, que tu n'es plus le gosse que j'ai connu. C'est vrai je te trouve très bien aujourd'hui. J'apprécie l'homme que tu es devenu. Mais je voudrais que tu sois conscient que j'ai aimé le jeune homme que tu étais de toutes mes forces. Même si tu as eu de quoi douter de mes sentiments vu mon incapacité à tout larguer pour toi. Je veux que tu sâches que je t'aimais à la folie, avec toute la passion qu'on a pour un premier amour, tu étais MON PREMIER amour... mon prince charmant, celui que j'avais attendu pendant toute mon adolescence... celui à qui je me suis donnée corps et âme... Tu as souffert mais j'ai été déchirée aussi quand tout s'est arrêté... j'ai eu ma part de chemin de croix tu sais... n'en parlons plus mais n'oublie jamais cela.
    Je t'ai haï par moment c'est vrai de m'avoir abandonnée même si je me rendais compte que tu avais toutes les excuses... et moi tous les torts... quand je t'ai "crucifié" au téléphone, je ne me souviens plus trop de ce que je t'aidit mais c'est certainement que j'avais la rage ce jour là. Te rends-tu compte que jusqu'en 1990, je n'ai eu aucune relation sérieuse... que des conneries dictées par le désespoir... je croyais que tu me détestais et je n'ai jamais tenté de te joindre... je me suis mariée... et voilà où on en est... quel gâchis... à chaque fois on dit qu'on ne doit plus reparler de tout àa mais je pleure encore aujourd'hui en repensant à tout ça... Comme toi j'ai deux amours, mais 100% différents... l'un, celui de tous les jours sincère mais fade, sans surprise... un amour camaraderie, amical... et l'autre... un amour passion... c'est tout le drame de nos vies !Mais c'est quand même un apaisement de s'être retrouvés, d'avoir dit tout ce qu'on avait à dire, de savoir qu'en fait, malgré nos doutes, on n'a jamais cessé de penser l'un à l'autre, qu'on ne s'était pas trompé sur l'autre... c'est un pansement sur une blessure qui ne se refermera jamais tout à fait mais qui a quand même soulagé un peu la douleur... quels torturés nous sommes tout de même.

    9 juillet-Bonjour la puce, Comment vas-tu ? Je n'ai pu répondre à tes mails , tu en connais la raison et je ne peux torturer Lyne à cause de notre histoire. Elle a le droit de passer des week-ends paisibles. Je vois que le passé te déchire toujours avec la même douleur et que tu continues à pleurer de rage ou de désespoir. Tu me parles de ton chemin de croix et que tu m'as haï mais personne ne pouvait tenir le coup face à cette folie imposée par ta mère. Elle savait qu'elle avait en face d'elle un homme, c'est pour ça qu'elle a tout fait pour que ça casse. Elle a beau avoir des remords le mal est fait mais ce qui est sur c'est qu'elle a détruit la vie de sa fille et 2 personnes qui s'aimaient-Les regrets ne changeront plus rien désormais et tu peux te mettre autant de baffes que tu veux ça ne changera pas nos 20 ans de séparation-Je ne vis pas avec , j'essaye de vivre avec c'est toute la nuance et je pense que là aussi on est sur la même longueur d'ondes »

    « Pas de rendez vous possible cet été... ... rien n'est jamais facile pour nous ! Au fait, je ne t'ai pas écrit pour te dire une fois de plus que j'étais déchirée mais parce que je voulais que tu sois conscient que je t'ai aimé à la folie il y a 20 ans... c'était juste ce que j'avais besoin de te dire... C'est vrai que tu n'as pas à torturer Lyne, elle a droit à ses week-end paisibles. J'ai fait donc de même. Je n'ai pas torturé Pierre. J'ai laissé l'ordi muet de côté... Bisous, à plus ! Nath

    11 juillet- Revirement de situation ? pas de message. Ou tu me testes? Ou tu testes toi même ta résistance -A moins que tu me caches autre chose? Je sais pas en tous cas y a un truc et tu étais bizarre au téléphone ces 2 jours »

    « Désolée... pas froide et distante.... juste un peu dégoûtée... mais ça passera... y a des jours -avec- et des jours -sans-.Je ne veux ni te tester ni me tester, je sais où j'en suis et où tu en es. Je n'ai pas pu aller sur l'ordi c'est tout. Je suis désolée, je suis en soucis, déprimée et pas très agréable mais ça passera. Je suis une femme et je gère... enfin, pas aussi bien que toi je le crains... je suis dépassée par les événements... Ne te fais pas de soucis. Ca va aller.
    J'aurais apprécié un petit coup de fil sur le portable j'étais avec maman aujourd'hui ça ne risquait rien. Mais je comprends : tu me punis pour ma mauvaise humeur. Une sale gamine ça se traite comme une gamine ! je suis épuisée moralement et physiquement. je comprends que ce soit rasoir !
    Gros bisous quand même... la vie n'est pas facile... et mille excuses encore pour ma mauvaise humeur... tu vois je suis loin d'être facile à vivre... Nath »

    12 juillet-  La vie n'est facile pour personne , mais quand personne n'a le moral c'est très dur. Bon courage et accroche toi. Gros bisous. Seb

    13 juillet -« Sébastien, rien de neuf excepté que nous allons partir trois jours mon mari et moi pour faire un peu le vide, sans les enfants. Je penseà toi. On va être en vacances età partir de maintenant... le téléphone ça va être difficile... tu vois bien que de toutes façons on ne peut pas se voir... C'est difficile pour toi à cause des kilomètres et de Lyne ... et c'est difficile pour moi aussi... Tu sais la vie nous a séparé et la seule solution pour se voir plus souvent serait de devenir amis... ça te fait rire car pourl'instant tu n'acceptes pas cette idée mais penses-y quand même... Lyne sait... c'est sûr, il faudrait qu'elle m'accepte et je ne sais pas si c'est envisageable. De mon côté, Pierre ne te connait pas. Je trouverais le moyen de te présenter comme un ancien collègue... je ne sais pas... bref, quoi qu'il en soit merci pour tout. Merci pour tous tes coups de fil, merci de supporter la sale gamine avec ses coups de gueule, ses coups de blues, son sale caractère... à bientôt... Nath

    14 juillet - Eh bien pas de trace de Seb ce matin... dur mais tant pis... le soleil est là, pour un premier jour de vacance c'est déjà pas mal... Pas de message car Lyne est là ? ou pas de message parce que tu es en colère après ta sale gamine ? Je pense que je vais devoir m'habituer à ce silence car les mails c'est de moins en moins ton truc je m'en rends compte... une phrase par ci par là... je dois être raisonnable n'est ce pas ? c'est ce que tu vas me dire... mais je pense que je le suis devenue largement -raisonnable- ! quoi qu'il en soit je t'envoie de gros bisous chauds et ensoleillés... j'espère que tu vas bien... je pense à toi... passe un bon week end...Merci pour le coup de fil et tant pis pour l'amitié que tu refuses... tu as sans doute raison... Les deux rencontres annuelles c'est la dure réalité... ça va être pire qu'un 14 juillet ces deux jours là ! ! ! août ? septembre ? octobre ? gros bisous et à + »

    «Bonne nuit la puce, j'espère que tu as gardé le moral.Tendres baisers. Seb."

    15 juillet – « Mais oui j'ai le moral, t'inquiète pas. C'est dûr c'est vrai, c'est pas facile tous les jours, comme pour toi y a des hauts et des bas. Rien de neuf. train train... gros bisous à toi aussi et à +...Ta pupuce, Nath.

    16 juillet - « bonne journée Bisous Seb »

    17 juillet - « ...difficile de faire plus court que toi Seb. Même si tu me dis que c'est difficile parce que Lyne est là. Je pense qu'en fait : tu ne sais plus de quoi me parler. On est nous aussi tombés dans la routine de notre quotidien à tous les deux... L'amertume de la réalité de nos destins a déjà remplacé la magie, la passion des retrouvailles... En fait, je ne sais pas grand chose de ta vie quand j'y pense. Moi je te fais partager la mienne au jour le jour mais toi tu restes réservé sur l'emploi du temps de tes journées, tes hobbies... la moto bien sûr mais vous ne passez pas vos journées en moto tout de même... tu gardes ta vie secrète et tu as peut être raison... j'en sais rien... Le virtuel c'est pas ton truc, tu l'as déjà dit. Alors... te sens pas obligé d'écrire tous les jours... je préfèrerais un -vrai- message de temps en temps... quand tu as envie de me faire partager quelque chose, quand tu as quelque chose à me dire !Il faut oublier le téléphone pour l'instant... se voir je n'y pense même plus, entre les samedi où je peux- et tu peux pas et la semaine où tu peux mais moi pas... il faut être réaliste... de toutes façons tu n'en parles pas non plus donc j'en ai tiré mes conclusions... Je pense à toi chaque jour... tu penses à moi... et voilà... on en est là ! Je t'embrasse tendrement et j'espère que de ton côté ça va. Gros bisous... Nathalie

    « Nathalie, de mon côté ça ne va pas du tout. J'en ai vraiment assez de ton côté sale gamine qui ressort chaque fois à me faire des reproches. Je t'ai appelé samedi, puis dimanche et ça ne te convient encore pas et je dois m'arranger avec les factures de téléphone. J'ai beaucoup de choses a gérer, au boulot, chez moi, comme tout le monde mais j'en ai vraiment marre de recevoir des reproches, ça me prend la tête-A force d'écouter, d'être sympa avec tout le monde , je suis épuisé à mon tour Sebamer »

    « Eh bien tu vois : il suffit de t'énerver un peu et on a un long mail !!! dommage qu'il faut en arriver là ! Désolée de te fâcher... non, même pas désolée !Tu souffres et moi non comme toujours ! je suis heureuse, comblée !!! et surtout je ne veux plus que tu appelles car je t'ai toujours ruiné en téléphone et il faut que ça cesse. Internet c'est gratuit ! Alors Internet ou rien ! Calme toi ! je t'ai un peu trop chatouillé on dirait. Je ne changerai jamais je le reconnais. J'en veux toujours plus, je n'en ai jamais assez !
    Apparemment ton job te bouffe la vie ! Ca a beau être un super job à responsabilité, il n'a pas que des bons côtés. Tu répètes tout le temps que tu gères, mais tu es tout le temps speed à ce que je vois.
    Je te souhaite beaucoup de courage pour les jours qui viennent, se lever à l'aube c'est pas facile. Pierre se lève à 3h et quart tous les matins quand il est d'équipe et il a du mal à se trainer. Il est ces semaines là d'une humeur exécrable. C'est vrai que ça tue un homme. Enfin, ça sent bon les vacances pour toi aussi. Dans une semaine tout au plus, tu feras une pause. Tâche d'en profiter.Gros bisous de ta sale gamine. Nath

    A toi

    Je t'ai recherché car mon cœur agonisait
    Je t'ai recherché car *de ne pas savoir* j'étouffais
    Tant d'années à me demander
    Si toi aussi tu m'avais aimé
    Si toi aussi tu n'avais pas oublié
    Si toi aussi tu étais déchiré
    Par le poids du passé

    Le hasard nous a permis de nous retrouver
    La réponse à mes questions à présent je l'ai
    Oui -*aussi fort* tu m as aimé,
    Non tu n'as pas oublié
    Toi aussi tu es déchiré
    On a un peu exorcisé le passé,
    Les erreurs de l'autre... pardonné
    Mais hélas... la souffrance est toujours là à nous traquer...

    La vie nous a séparé... et on se rend compte bon gré mal gré
    Que les barrières d'aujourd'hui
    Sont encore plus hautes que celles d'hier
    Dans nos routines quotidiennes nos cœurs amers
    souffrent chacun de leur côté en silence...
    du poids de l'absence...

    je souhaitais retrouver avec toi... le romantisme, la passion
    la force des sentiments, le poids des mots
    la fusion totale qui nous unissait il y a vingt ans...
    je ne voulais pas –*nous*- faire mal à nouveau
    juste sentir mon cœur battre, s'affoler, soupirer...
    juste combler ce manque... d'écoute, de caresse,
    de tendresse...

    C'est tout ce que je souhaitais...

    Trop absolue, trop égoïste, trop trop trop
    Beaucoup trop de défauts
    Mais tu m'aimes quand même ?
    Pourquoi ? quelques qualités quand même ?
    J'ai décidé de me calmer et de ne plus me prendre la tête
    te voir deux fois dans l'année ça peut être chouette !
    Vivre au mieux la vie de tous les jours...
    Profiter à fond de ces deux escales enflammées
    Faire le plein de tendresse et d'amour
    Pour vivre avec de doux rêves tout le reste de l'année...

    Tendrement,
    Nathalie

    20 juillet -« PLUS RIEN ! LE SILENCE... J'essaie de t'imaginer là-bas...en Haute Savoie... Ton coeur est en colère... il tambourine dans ta poitrine... Tantôt ton estomac se noue et là tu voudrais me foutre des claques, parce que mes mails te font sortir de tes gongs. Tu te dis - qu'est-ce que je peux être con ! ce n'est qu'une sale égoïste, jamais contente, qui ne pense qu'à elle. Avec tous les sacrifices et les kilomètres que j'ai déjà fait pour elle... elle n'en a jamais assez ! Ca suffit j'arrête... Tantôt il se serre parce que tu penses à moi, aux bons moments... et là la gorge est tellement serrée qu'on a l'impression d'étouffer... de se noyer... tu penses aux dix neuf années où tu as ruminé... où tu aurais aimé me voir... me retrouver...eh oui, le choix est difficile... continuer... à t'en prendre plein la tête... par une sale gamine égoiste... ou bien arrêter... couper les ponts... le choix est difficile parce qu'il sera définitif... et là... cette idée fait mal... très mal...Alors tu gardes le silence... Je te comprends... chaque fois que nous nous sommes disputés c'est parce que je te reprochais tes mails trop courts ... c'est vrai, je le reconnais... Tu fais comme tu peux pas comme tu veux... Tu t'emportes mais au lieu de ça tu pourrais essayer de comprendre... tu prends la mouche facilement je trouve. Je te l'ai déjà dit ! Ta femme elle t a en chair et en os, tous les jours... elle peut te regarder, te parler, te toucher... Moi je ne t'ai que virtuellement... et j'aimerais au moins pouvoir partager quelques phrases tous les jours... mais apparemment on n'est pas sur la même longueur d'onde... Je dois donc m'excuser pour les mots que j'ai eu... si ça peut t'apaiser : je m'excuse ! Je pense que c'est ce que tu attends... à moins que tu ne saches pas comment m'annoncer que tu as fait ton choix... et que tu ne souhaites plus qu'une chose c'est que ton ex-princess s'ennaille... Je respecterai ton choix quel qu'il soit... Bisous... à bientôt j'espère... Nathalie

    « Nathalie, je n'ai pas écrit car je n'arrivais pas à écrire . Marre de me prendre la tête et de faire des conneries au boulot. J'ai vraiment eu l'impression de re-subir le scénario d'il y a 20 ans ,et ça c'est hors de question : que je re-déprime ça va bien comme ça. Maintenant je suis comme ça depuis notre histoire, si on me prends la tête je deviens de marbre quand on me complique la vie plus qu'elle ne l'est-
    Je t'avais prévenue d'arrêter de me critiquer sur ma façon d'être, des remarques sur mon travail, etc...Les épreuves m'ont endurci et quand je suis contrarié je me bloque -Tu veux que je comprenne quoi l'incompréhensible, tu te plains tout le temps que ta mère t'a bousillé ta jeunesse, ton amour ,ta vie mais tu n'as jamais rien fait pour en changer- Et aujourd'hui c'est autre chose mais c'est pareil-Quand je raconte mon histoire personne ne comprend que tu nous aies sacrifié -Alors accepte tes choix-et j'en ai marre de les subir.
    Alors accepte aussi ma vie. Lyne m'as sorti d'un trou noir , je me suis réalisé ici même si ce n'est pas la vie que j'espérais avec toi. Si ta famille a des regrets ,c'est un peu tard pour y penser et j'ai été plutôt sympa d'appeler et de pardonner. C'est un peu facile de toujours s'excuser après avoir emmerdé les gens , je trouve que c'est de la faiblesse
    De toute façons j'ai plus envie de me faire chier à 50 balais , je conduis ma vie comme je le décide-Je voulais juste une tendresse et un soutien réciproque avec toi mais avec votre égoïsme vous ne vous rendez même pas compte de vos exigences
    Alors la balle est dans ton camp ,je te préviens une dernière fois que je ne continuerai pas ce bordel, c'est invivable -Je veux continuer à vivre en profitant des rares bons moments de la vie et ne pensez qu'aux bons moments. Les vacances arrivent dans une semaine, je veux m'occuper de Lyne et de moi car je trouve que je ne pense pas assez à moi -La vie professionnelle devient de plus en plus exigeante et si tu n'es pas en forme on te remplace vite fait. J'espère que tu vas profiter de tes vacances et arrêter de broyer du noir. Bisous. Seb »

    « Message reçu. J'ai lu ton mail hier soir.Je voudrais que tu relises ce que tu m'as écrit à froid.Je voudrais seulement te dire que chacune de tes phrases sont autant de coups de poignards. Tu n'aimes pas qu'on te prenne la tête mais tu es un as pour lancer des piques acérés de ceux qui font très mal. J'espère que ça t'a soulagé parce que si tu voulais me blesser, tu as réussi.
    Mes faiblesses, le gâchis, mon manque d'assurance, ça fait une centaine de fois que tu me jettes mes défauts en pleine figure... ça va ! je me connais ! j'ai passé ma vie à regretter, je pense que j'ai payé ! c'était inutile de me re-balancer ça en pleine gueule. Et si moi je contre attaque, tu vas encore le prendre mal ? Une petite chose quand même : je t'ai rappelé un jour - et ça : tu ne l'as jamais évoqué en ma présence... J'étais tellement mal que ma mère m'a dit "appelle-le". Je t'ai peut-être crucifié un jour au téléphone mais toi ce jour là tu m'as dit -c'est trop tard, j'ai quelqu'un- tu t'es vengé toi aussi. Alors stop ! J'ai conscience de mes erreurs et je les assume ! je n'ai pas choisi ma famille, tu as de la chance si la tienne a toujours été parfaite avec toi, si la tienne n'a jamais commis d'erreur... ni dans ton enfance, ni dans ton adolescence, ni dans ta vie d'adulte... si la tienne ne t'a jamais déçu... tu as eu plus de chance que moi... arrête de critiquer et ne reparle plus jamais de tout ça ou c'est moi qui m'effacerai de ta vie définitivement. J'en ai assez bavé et j'en bave assez dans ma vie de tous les jours pour me faire encore descendre par toi... surtout par toi... Quelqu'un d'autre qui me descendrait, peu m'importe ! Mais toi ! Ca fait trop mal ! Tu as téléphoné à ma mère... c'est tout à ton honneur, il fallait du courage, c'était tonchoix. Mais quand je lis ce que tu écris, excuse moi mais je ne crois pas que tu aies pardonné au fond de ton coeur... Je le comprends d'ailleurs . Mais encore une fois : le passé est gravé... on ne peut pas revenir en arrière...Je voudrais qu'on arrête de gâcher le présent... à se faire mal de la sorte tout va partir en fumée... on va tuer le peu de merveilleux qu'on a connu et qui nous a fait rêver toutes ces années... je trouve ça dommage... pour reprendre les termes que tu as employé :j'accepte mes choix et je ne te les ferai plus subir !
    J'ai accepté Lyne. Je ne t'ai jamais dit quoi que ce soit de négatif sur elle. J'étais prête à lui offrir mon amitié... Dieu que je l'accepte ta vie, Ta vie je l'accepte comme tu acceptes la mienne, parce qu'on ne peut pas faire autrement...
    Je te fais chier ? TOUT ce qui t'est arrivé dans la vie c'est de ma faute ? Je te jure que c'est le sentiment que tu me donnes aujourd'hui et c'est lourd à porter... si c'est vrai : raye moi de ta vie... si je ne t'ai rien apporté de positif ni hier ni aujourd'hui, efface moi carrément de ta mémoire... tu froisses les souvenirs comme un vieux mouchoir en papier et tu jettes tout à la poubelle, au caniveau... Mais ne me dis plus alors que tu m'as aimé à la folie... je ne pourrai plus te croire...
    Tu conduis ta vie comme tu le décides ? Tu proposes et je dispose ! C'est le résumé de la situation si je comprends bien. Je prends tes messages et j'y réponds. S'il n'y en a pas, c'est pareil ! Je te prends comme tu es, j'accepte ce que tu dis, je me soumets. C'est un peu macho non ?
    Mais tu vois, quand on aime on accepte tout... c'est ok pour moi. J'ai trop souffert du silence, de ton absence de ma vie... pour tout exploser d'un coup de tête... quand on aime vraiment, on se fout de sa fierté, on arrive même à s'humilier... on pardonne... le coeur saigne mais on pardonne... parce que c'est viscéral, on ne peut pas se passer de l'autre... l'amour et la souffrance sont frère et soeur non ? mais seul l'amour est éternel...
    Rêver c'est s'inventer des roses
    quand dans la vie il n'y a pas grand chose...
    A partir d'aujourd'hui plantons un champs de roses...
    si tu en as encore envie...
    sinon comme tu m'as déjà dit Inch Allah

    23 juillet -Tu es bien plus fort que moi... c'est une constatation. J'espère que tu vas bien. Je tourne en rond en pensant à toi. Je ne suis pas bien du tout. Il pleut. On a du monde ce soir et je n'ai envie de voir personne. Tu me manques... Désolée pour tout... Bisous Nath »

    25 juillet -« Nathalie, je ne suis pas heureux de la tournure des événements. J'espérais que nos retrouvailles nous apportent de la sérénité et c'est tout le contraire c'est de nouveau de la torture mentale-Tu ne te comportes pas en adulte et cela me désole, me rend triste à mourir. Je me pose trop de questions, je m'épuise. J'ai le sentiment que tu veux me faire tout quitter afin que tu puisses prendre une décision et ne me dit pas que c'est pas vrai -Tu rêves d'une nouvelle vie avec moi mais il n'y a pas de solution pour ces années perdues. Alors à mon tour je te parle de raison comme toi il y a 20 ans car la raison a eu raison de moi après toutes ces années-Il est temps d'arrêter de rêver d'illusions après toutes ces désillusions. J'ai construit ma vie ici. Lyne m'aime plus que tout, j'ai pas le droit de tout gâcher en rêvant du passé déchiré. Quand on ne vit qu'avec des regrets on n'avance plus dans la vie. Lyne et moi avons des projets même si je me suis éteint de maladie d'Amour. Nous n'avons pas d'enfants à charge. Nous avons fait plus de la moitié de nos vies et voulons profiter du temps qu'il nous reste
    Je suis en vacances depuis hier soir, j'ai des obligations familiales et je ne veux pas me dérober de mes responsabilités. S'accrocher a un ordi n'est pas sain, c'est toi même qui le dit. Je reprends le cours des choses. Si tu n'acceptes pas la réalité il vaut mieux tout arrêter et c'est moi qui prendrai la décision. Je n'ai plus envie de regarder en arrière et de me faire du mal et j'aimerais que tu en fasses autant
    Tu sais ça fait 5 ans que je suis sur le site internet , j'ai des doutes sur le hasard. Je n'ai aucune confiance en l'esprit féminin (j'ai des preuves!!)et je reste persuadé après la pression que tu m'as mis qu'il n'y a pas que du hasard ? Je t'envoie un million de bisous. Seb »

    «J 'ai du mal à te suivre Sébastien. J'ai l'impression que tout est positif entre toi et Lyne à présent, qu'il n'y a plus que du bon. Je suis un peu perdue. Je pense qu'en ce moment vous vous êtes retrouvés tous les deux et c'est tant mieux. Le problème à gérer c'est que tu n'as donc plus besoin de moi. Tu voudrais me jeter mais tu hésites encore un peu. Enfin, je trouve que c'est pas cohérent tout ça, il s'est peut être passé quelque chose de ton côté dont tu ne veux pas me parler... Je n'ai jamais pensé te faire "tout quitter" puisque moi même je ne peux pas le faire. Je voulais juste "nous" retrouver. C'est tout. Revivre de bons moments, un peu de fun du passé... tu semblais d'accord.
    J'ai le coeur bien triste de voir que du jour au lendemain tu peux te passer de moi, tu serais même capable de tout arrêter là, maintenant, alors que soit disant je t'ai manqué pendant dix neuf ans... j'ai vraiment du mal à suivre. Elle est loin la folie des premiers messages. C'est dommage. Mais tu me demandes de réagir en adulte, c'est donc ce que je vais faire.
    Reprends donc le cours des choses, comme t'en as envie. Tu es un homme de décision je commence à le savoir, mais surtout ne te trompe pas, prends la bonne décision. Si tu coupes le fil d'ariane... c'est définitif cette fois. Moi même, je ne te recontacterai jamais même si je dois en crever.Lyne t'adore. Pierre m'adore. On a tout pour être heureux. On devrait être satisfait, comblé mais... On est quand même compliqué ! Je ne te prendrai plus la tête, tu peux me faire confiance. Amitié, Sérénité, Compréhension, ça peut être bien aussi. Avoir un confident, quelqu'un pour partager les bons et les mauvais moments... En tout cas après tous ces jours de silence, merci pour ta réponse. Débutons donc une nouvelle relation. Je ne sais pas comment la qualifier.
    Cependant, il ne faut pas te forcer. Si tu n'as vraiment plus besoin de moi... si je te rase... si je suis devenue une gêne pour toi, un tracas, si tu as balayé les cendres du passé aussi facilement en quelques jours... et si tu as le courage que je n'ai pas... alors...ignore moi... efface moi de ta vie... fais ton choix une deuxième fois... Tendres Bisous...

    24 juillet- Salut, J'espère que tu vas bien. Ici, c'est cool. La deuxième semaine de vacances, déjà. Un emploi du temps bien chargé car plein d'invitations à rendre, puisque pas le temps en cours d'année. On a de la chance le soleil est de retour. C'est la première fois.Je t'envoie plein de gros bisous, je te souhaite de très bonnes vacances, repose toi bien surtout. Tu en as besoin. Gros bisous, à bientôt j'espère.

    26 juillet -« Nathalie, C'est comme ça que tu me plais , tendre, cool et sympa. Les mails d'attaque j'en veux plus. Profite bien de ta rando, éclate toi un max, oublie le train train c'est fait pour ça les vacances. De mon coté je récupère Notre programme : ballade en moto, rando , ,profiter des amis. Il faut vivre sans s'accrocher à ce putain d'ordi et se donner des nouvelles quand on peut , faire au mieux et essayer d'être heureux. Plein de gros bisous et on se verra quand le moment conviendra ,on ne peut pas faire mieux ,faut plus se prendre la tête ça fait mal. Seb avec toute ma tendresse »

    « Eh bien voila... super journée. Six heures de cheval ! j'ai certains endroits de mon anatomie qu'il faut éviter de chatouiller mais tout s'est bien passé. Les chevaux en ont trop bavé à mon goût, la pente est trop raide par endroits, je ne crois pas qu'on le refera. Il m'a quand même foutu la trouille une fois, il est tombé à genoux quasiment, en se buttant ou glissant sur une pierre. Ca met une poussée d'adrénaline ! mais à part ça. Grand galop au sommet dans les plaines ! génial ! Demain je ne bouge pas. J'ai des invités le soir. Alors je vais popoter... Si tu veux me présenter Lyne... préviens moi quand même au cas où : je ferai une tarte ! mince : je n'ai pas de fraises ! je vais en acheter ? C'est vrai que ça fait du bien un gentil message... Je te joins une photo de cet aprem. Gros bisous, plein de tendresse pour toi aussi. Ta pupuce

    27 juillet« Je ne t'ai pas retrouvé pour foutre le bordel dans ta vie!-tes mots du début ! Je t'aime tu sais mais je vais essayer de gérer au mieux ce sont tes mots d'hier! Ma femme ouvre outlook et là c'est la totale :-la cerise sur la tarte. Vaut mieux arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Seb désabusé »

    «Je suis désolée. Je ne l'ai vraiment pas fait sciemment. Tu me connais assez pour le savoir. Je tombe du ciel en lisant ton mail. Ca m'est déjà arrivé une fois et je t'ai tout de suite prévenu quand je m'en suis rendu compte. Tu m'as dit que c'était pas grave. Sincèrement désolée. Un milliard d'excuses. Je comprends si tu veux mettre un terme à cette situation. C'est entièrement de ma faute. J'assume. Je ne sais pas ce que j'ai fait. J'étais sur mon nuage d'avoir retrouvé un Sébastien gentil. Je crois que le destin s'acharne et je vais moi aussi en rester là.
    De toutes façons tu as mes coordonnées, tu sais où me joindre si un jour t'en éprouves le besoin ou si t'as envie de parler. Je penserai toujours à toi, ma blessure ne guérira jamais. Je t'embrasse. J'espère que tu gères la situation, que je n'ai pas trop foutu le bordel. Je suis sincèrement désolée. Mais ça ne suffit certainement pas. »

    «Sincèrement désolée Sébastien. Dis moi quand même si ça va. Je me fais du soucis pour toi. C'est un accident stupide. Bisous. Nathalie»

    28 juillet– Nathalie bien sur que j'étais en colère mais comme d'hab je gère. La dernière fois je t'avais dit que ce n'était pas grave car je rentrais le midi à la maison et que c'est moi qui ouvrais l'ordi. Lyne a déjà été surprise en début de semaine par la note du téléphone portable puis là ton mail a fait déborder la coupe. Ecoute il vaut mieux calmer le jeu pendant qu'il est encore temps. J'ai déjà pris d'énormes risques en montant les deux fois te voir et ça vient d'être de nouveau très chaud. Ma femme a ses limites aussi, ce qui m'a sauvé c'est que je lui avais parlé de toi mais faut que j'arrête de la prendre pour ce qu'elle n'est pas. «T'inquiète pas pour moi , j'assure mais ça ne pourra pas durer éternellement. Je te garde au fond de mon coeur, je crois que c'est notre destin. Pense à toi , profites des bons moments de la vie, profite de tes enfants. Bisous. Seb. » .

    « Ouf... apparemment ça va ? Je me faisais beaucoup de soucis tu sais. Merci d'avoir répondu.. Je suis encore une fois sincèrement désolée. J'espère que tu me connais assez pour me croire quand je te dis que c'est un accident. Je n'ai jamais voulu provoquer le pire. Je ne suis pas une salauppe. Je n'agirais jamais en traitre. .
    Je m'efface de ta vie mais tu restes dans mon coeur aussi tu le sais. Y a pas un jour où je ne pense à toi, à ce qui aurait pu être... Ce qui est bien c'est qu'à présent, on ne vit plus sur des doutes mais des certitudes. On sait ce qu'on ressent tous les deux ! Donne moi des nouvelles de temps en temps quand même si t'en as envie. Je serai toujours là pour toi si tu as besoin de moi. Tu sais où me trouver, au boulot ou à la maison sur mon portable ou chez mes parents, ou par Katia. Tu sais que tu peux me joindre comme tu veux. Si c'est pas le bon moment je te le ferai comprendre. Y a pas de soucis. .
    N'oublie jamais que je t'ai aimé et que je t'aimerai toujours même si le destin s'acharne à nous séparer. Nous deux dans mon coeur ça restera toujours "une belle histoire" que je vais essayer d'écrire d'ailleurs. Si je réussis, je t'enverrai le manuscrit à ton boulot. Gros bisous, plein de tendresse, et puis on ne sait jamais ce que le destin nous réserve... Je t'aime comme je ne réussirai jamais à aimer quelqu'un d'autre, hélas... . Nathalie

    29 juillet– «En quatre jours, il m'a donné une vie entière, un univers et a fait un tout des parties de mon être. Je n'ai jamais cessé de songer à lui, àaucun moment. Même quand je ne pensais pas consciemment à lui, je pouvais le sentir quelque part, il était toujours là... J'ai vécu avec cet amour tous les jours, toutes ces années, et lui aussi. Il m'a dit que nous avions cessé d'être deux personnalités distinctes, pour devenir une troisième personne formée de nous deux. Ni lui ni moi n'avons plus désormais existé sans cette troisième personne. Et celle-ci a été condamnée à errer sans fin.»
    Bisous Nath.

    3 août – « Nathalie, j'espère que tu vas bien et que ton emploi du temps est chargé pour t'occuper l'esprit. Je pense que toi et moi sommes des personnes trop entières pour mener deux combats. Nous deux c'est une histoire d'Amour à part avec de la passion, de la tendresse, de la volupté, des déchirures. Si tu arrives à écrire notre histoire, je pense que ce serait une bonne chose. Peut-être trouverais-tu un moyen d'exorciser cette passion et que cela t'apaiserait. Saches que pour moi c'est pareil, que chaque jour qui passe je pense à toi mais on se rend compte que ce n'est pas bien de se détruire à distance accroché à un ordi. On doit vivre avec et ne pas se faire plus de mal que l'on a eu et que l'on aura toujours. Vis Nathalie, je t'en conjure ,vis ta vie et profites des bons moments. .
    Te fais pas de soucis pour moi, ça va. J'espère que tu profiteras bien de tes vacances, éclate toi un max. Grosses bises de tendresse.

    17 août - Un jour ou l'autre c'est forcé cette messagerie tu l'ouvriras
    comme pour moi : ce besoin sera plus fort que toi
    et même si tu ne réponds pas à ce mail : tu le liras
    et bien des fois, ces quelques lignes tu méditeras
    car si tu m'as aimé aussi fort pendant dix neuf années
    alors tu m'aimes encore, il ne peut en être autrement.
    Chaque jour qui passe je suis là dans tes pensées
    et c'est pareil pour moi je NE PEUX PAS ne pas penser
    à nous, aux moments de tendresse partagés
    Et quoi qu'on fasse, on n'y changera rien
    même si nous deux ça rime toujours avec douleur, chagrin.
    Un matin tu te lèveras
    et tu penseras comme moi
    que c'est con que ça finisse comme ça.
    Ce jour là
    l'envie de me voir sera à nouveau tellement forte en toi
    que tu ne résisteras pas
    même pour quelques heures
    tu n'écouteras que ce que te dicte ton coeur
    même si la morale, si la raison te dit
    que me revoir est pure folie
    rien ne t'en empêchera
    Quand ce moment sera venu, ne doute pas,
    demain... dans un mois... dans un an... dans dix ans...
    peu importe je serai au rendez-vous, je serai là pour toi
    parce que tu vis en moi... tu brûles en moi
    nous deux c'est un brasier dans nos entrailles
    une passion qui nous dévore et nous tenaille
    l'absence, le silence, le temps... inutile de lutter
    rien ni personne n'y pourra jamais rien changer...
    même séparés,
    s'aimer... c'est notre destinée...

    21 août - Ca fait trop mal. Donne moi des nouvelles s'il te plait. Tu me manques. Bisous. Nath

    23 août - Je t'envoie ce message comme si je jetais une bouteille à la mer. Mon message, lancé dans le vide du web ou bien dans l'océan immense c'est pareil car j'ignore si tu as définitivement tourné le dos à notre messagerie ou bien si tu y jettes un coup d'oeil de temps en temps. Je te sais très fort de caractère mais pas insensible...
    J'ai besoin de te parler alors tant pis si c'est dans le vide. Je vis avec toi, tous les jours, et le temps n'arrange rien. J'écris notre histoire. Je t'imagine à midi quand tu rentres chez toi, comment fais tu pour rester de marbre ? Chaque jour je pose ma main sur le téléphone, j'ai tellement envie de t'appeler. Le ferais-je ? tu me manques terriblement.
    Ne plus te lire, c'est dûr, ne plus t'entendre c'est pire, mais alors l'idée de ne plus jamais te voir... c'est la torture... je suis certaine que c'est pareil pour toi. On s'était promis de ne plus se perdre de vue... Je me suis rendue compte que je t'avais mis la pression, j'ai eu tort. Je paye à nouveau ton absence.
    Je t'en ai trop demandé et maintenant, avec le recul, je me dis que deux rendez vous dans l'année, être dans tes bras seulement deux fois par an, ça aurait pu être le paradis.
    Ce petit mail pour simplement te dire que je t'aime très fort, ça ne changera jamais. J'aimerais tant que tu ne coupes pas les ponts. Si tu me reviens, je serai très très raisonnable. Si seulement ce n'était pas trop tard... Je t'envoie mille baisers plein de tendresse. Ta Puce, Nath

    24 août – « Nathalie, j'ai très peu de temps devant moi, je vis a 100 à l'heure comme d'hab au boulot et beaucoup d'invitations et de sorties. Je pense à toi également mais je n'ai plus envie d'en souffrir comme il y a 20 ans, mes rêves se sont envolés, je n'y peux rien. Je te fais un gros baiser. Je t'écrirai quand je serai tranquille uniquement mais tu peux m'appeler si tu veux il faut oser dans la vie ? Seb »

    « Je t'aime. Je t'aimerai toujours. Je ne veux pas te perdre tu le sais très bien. Je ne te mettrai plus la pression, tu peux me croire. Je suis là. Je pense à toi. Tu le sais.
     

    Chapitre 12


     

     


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  • Chapitre 11 -

     Chapitre 11

    Ce que disent les astres






     
    23 juin- « Sébastien, si le destin nous réunissait un jour...pourrais-tu pardonner à mes parents ? pardonner à ma mère ? tracer un trait sur le passé et te tourner vers l'avenir ? ne pas « rancuner » éternellement avec des ressentiments ? pourrais-tu accepter mes enfants comme les tiens ? tu m'as dit oui mais tu sais : le dire et le faire il y a une différence ?pourrais-tu mener une vie de famille avec mes parents ? je n'ai qu'eux. Je n'ai aucune autre famille. Ca veut dire les côtoyer souvent, il faut être lucide ! la force de tes sentiments sera-t-elle assez forte pour surmonter les épreuves qui nous attendraient avant d'être réunis ? au contraire est-ce qu'au fond de toi... tu as le sentiment que se voir de temps en temps, ça suffit ? ça doit rester ainsi ? c'est plus raisonnable ? au fond de ton coeur, qu'est ce que tu souhaites ? »
     

    24 juin « J'ai pu lire ton mail avant de me coucher mais je ne pouvais pas répondre pour 2 raisons : La première : je suis marié et la deuxième j'étais scotché.
    Il y a 20 ans j'ai subi le tribunal de ta mère, elle m'a persécuté pour savoir si je t'aimais vraiment????? Elle a tellement bien réussi à ce que sa fille soit heureuse que c'est l'inverse qui s'est produit.
    20 ans après tu me retrouves et tu te rends compte que je suis toujours fou amoureux et que je t'aime avec la même passion. Pour accéder au bonheur je me retrouve de nouveau au tribunal et devant un questionnaire -Tu m'excuses la puce mais trop c'est trop. J'ai suffisamment dégusté pour toi pour encore me justifier. Finalement in n'y a que moi qui dois faire des concessions. Est ce que je te demande 'tu devras être comme si ou comme ça ou t'imposer des choix ?Tu te rends compte du sacrifice que j'étais prêt à faire pour toi professionnel , familial ,amis ,région. Je t'ai dis que par amour pour toi que je n'ai pas voulu d'enfants et tu me demandes si je les aimerais? Mais tu te rends comptes de ce que tu me dis . est ce que je dois t'envoyer des photos de moi avec les enfants de mes amis pour me justifier d'adorer les gosses. J'ai l'impression d'être crucifié une deuxième fois. Je te soupçonne d'avoir parlé à ta mère. C'est la vie et ses déchirures mais je suis franchement écoeuré . Au téléphone samedi matin tu m'en a dit des 'je t'aime' Nath et pour en arriver là c'est triste. Bisous, seb avec un s minuscule par modestie. »...
     

    « Pourquoi tu prends la mouche dès que je dis ou fais quelque chose qui ne te plait pas ? Ne peux-tu pas simplement me rassurer ? Je sais que je suis parfois "extrême" mais c'est parce que j'ai peur. C'est quitte ou double ma vie, si j'explose tout... qu'est-ce que je deviens si un jour je fous le bordel et que pour x raisons je me retrouve seule... et je ne suis pas facile à vivre ces jours ci crois moi ! Je crois en nous mais tu pourrais ne pas laisser la moutarde te monter au nez dès que je te tape un peu sur les nerfs ! Mets toi un peu à ma place ! et rassure moi au lieu de m'engueuler !N'oublie pas quand même que je t'aime nom de Dieu !...
    Voilà pourquoi je t'ai posé toutes ces questions...Maman est passée me voir. Elle n'avait pas le moral, moi non plus. Et une fois de plus elle m'a demandé si ça n'allait pas mieux avec Pierre. Elle m'a proposé de parler à mon mari et je l'ai regardé dans les yeux en lui répondant -ce n'est pas la peine c'est trop tard.- Et là : question suivante : -Si tu me dis ça, c'est que tu es amoureuse d'un autre- j'ai d'abord nié, sans trop de conviction je l'avoue... je ne savais pas où j'allais tu sais... et je lui ai dit -oui j'ai quelqu'un- évidemment elle voulait savoir de qui il s'agissait. Je lui ai dit -écoute, t'affoles pas maman, il est loin, il est marié sans enfants, il a une bonne situation... mais y a rien de prévu pour l'instant, on a des chaînes tous les deux...- elle a voulu me dire quelque chose, ça tournait dans sa tête... et puis elle m'a dit -tu l'as retrouvé !- on s'est compris d'un regard. Je me suis écroulée sur la table en larmes. Je lui ai tout raconté. J'ai craqué et rien caché : Que je t'avais cherché, retrouvé, écrit, que tu avais répondu. Que tu m'aimais comme il y a vingt ans. Que comme moi tu t'étais marié par dépit, que tu n'avais pas d'enfant parce que c'est avec moi que tu en aurais voulu. Que tu ne voulais pas faire souffrir ta femme, que tu avais une situation là bas... que rien n'était plus simple qu'il y a vingt ans. Que tu avais été malade à crever quand on s'est séparé, que tu t'étais exilé pour m'oublier... que tu m'aimais toujours aussi fort. Que nos sentiments étaient les mêmes malgré le temps... elle me regardait les larmes aux yeux. C'était lancé : Qu'a-t-elle répondu à ton avis ? « J'ai gâché ta vie et la sienne. Encore là j'ai tout faux. Je suis la bête à abattre. Je suis de ton côté quoi que tu fasses. Mais je ne te verrai plus parce que lui ne peut plus me voir. Il me déteste....
    Je lui ai assuré qu'on pouvait tracer un trait sur le passé si on avait la chance d'enfin pouvoir être heureux ensemble... Je lui ai promis que quoi qu'il arrive je ne l'abandonnerais pas. -et ça il faut que tu en sois conscient Sébastien,-... je me suis vidée et je t'avoue que je me sens un tout petit peu mieux car en fait elle reconnaît ses torts. et ça j'avais besoin de l'entendre depuis toutes ces années. Je lui ai dit clairement que mon gros soucis c'était Pierre, comment lui dire sans parler de toi que je veux le quitter... Pierre est comme il est et il m'aime mais moi... ça ne me suffit plus. Je veux vivre ma vie avec toi... elle m'a dit que si ça devait se faire ça se ferait. Qu'elle m'aiderait pour tout... qu'elle serait avec nous et pas contre nous Maintenant il faut trouver une solution pour Pierre et Lyne.
    C'est sûr on va attendre... on va pas exploser nos vies, tout balayer sur un coup de tête... il faut être raisonnable et si un jour ça doit se passer, il faut nous protéger un maximum... avant de se lancer dans l'aventure...
    Tu dois être "sur le cul"... et je ne vais pas t'aider à gérer ton stress avec ce mail. Mais tu comprends j'étouffais. Il fallait que je lui dise. Je ne pouvais pas tourner autour du pot éternellement. Maintenant, je te le dis franchement Sébastien, mon seul problème : c'est Pierre. Je ne veux pas le faire souffrir mais il souffrira. J'ai peur qu'il s'écroule. Qu'il fasse une connerie. Ou bien qu'il devienne méchant. Je serai seule pour assumer. Tu es loin. Mes parents me soutiendront c'est sûr mais je serai seule quand même. Mais tu connais aussi ma phrase fétiche "le meilleur n'est atteint qu'en passant par une grande douleur...'.... Voilà... il y a vingt ans j'ai été lâche. Je n'ai pas eu le courage de te montrer à quel point tu comptais pour moi et pourtant je t'aimais autant que tu pouvais m'aimer. Tu étais en plus mon premier amour. Je t'ai tout donné. Mais c'est vrai. Je n'ai pas eu le petit grain de folie qui aurait du me faire claquer la porte pour te suivre... je n'étais pas assez mûre je pense. Ca n'excuse pas tout tu as raison. Mais j'ai beaucoup souffert aussi. Je voudrais que tu sois conscient de la force de mes sentiments....
    Si un jour... dans un an... deux ans... quand ce sera le moment, on saute le pas. Il faut se promettre de tout faire pour ne pas tomber dans le piège du quotidien, du train train, du tue l'amour. Si on brise chacun nos vies pour être ensemble, je ne veux pas qu'on se casse la gueule. Je veux vivre avec toi ce que j'avais envie de vivre avec toi il y a vingt ans. Je veux me sentir aimée, désirée, sortir, montrer au monde entier qu'on s'aime, monter le Ballon accroché à toi en moto, partir dans les îles, faire avec toi tout ce que je rêve de faire depuis toujours... de mon côté... si on refait nos vies... et si c'est ton souhait, je te ferai le plus beau cadeau que je puisse te faire je pense... à toi de deviner... mais jamais tu ne devras repousser mes enfants... car ça, ça casserait tout entre nous. Je te le dis franchement.
    Voilà... je ne sais pas quand je t'enverrai ce message que je garde dans les brouillons... j'attends d'abord ton mail... mais ne flippe pas... je ne dirai jamais rien à Pierre pour l'instant... ni sans ton accord... je ne sais de toutes façons pas comment faire... laissons faire le temps... j'espère qu'on va se revoir bientôt... tu souffres depuis vingt ans, tu souffres encore aujourd'hui comme moi de la séparation. Comme tu m'as dit ce matin au téléphone, peut-être que ça restera comme ça... mais peut-être aussi qu'un matin. On se réveillera dans le même lit, dans les bras l'un de l'autre... on se fera nos tartines de confiture, on prendra une douche tous les deux... on se dira : qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? on prendra la moto, on partira se promener, le coeur heureux... l'âge on l'oubliera car dans nos coeurs, on aura vingt ans... l'insouciance, franchement je ne sais pas ce que c'est... ce serait quand même merveilleux de savoir ce que ça fait d'être heureux à 100% non ? Je pleure en t'écrivant tout ça car j'aimerais tellement le vivre......
    Mais j'ai les pieds sur terre tu sais, peut-être même trop. Il y aura plus de jours où on se lèvera et déjeunera avec mes deux petits chéris... que de jours où on se lèvera tous les deux en amoureux ... ce sera les soirées télé parce qu'il y a école le lendemain... les restos à quatre... plus souvent qu'à deux... il faut être sincère, tu te sens prêt à assumer tout ça ? Je t'aime Sébastien et quoi qu'il arrive même si ça doit rester en l'état actuel des choses, je ne t'en voudrai pas. Je t'en demande beaucoup... si l'on doit passer le reste de nos vies à nous voir une fois de temps en temps, je m'en contenterai mais une chose est sûre, je ne veux plus te perdre... Je t'aime... je t'aime... je t'aime... bisous d'amour... Ma mère m'a encore dit "si je pouvais te voir heureuse... c'est tout ce que je demande..." Bisous et soyons zen... Ta pupuce »...
     

    « Essaie de te calmer ma puce c'est très dur pour tous les deux depuis 20 ans. Je t'aime très fort aussi et je lutte contre mes sentiments. Mais quelque chose de magique nous pousse l'un vers l'autre. Tenons le coup ensemble on a pas le choix. Je ne t'en veux pas de péter les plombs cela fait trop longtemps que ça dure. Moi aussi j'ai envie d'être avec toi et d'être heureux et te fait pas de soucis pour tes enfants je les aimerai comme si c'étaient les miens. Mais est ce que Eux m'accepteront ? ce c'est pas gagné non plus. Il faut vraiment que l'on se calme pour assurer notre destin si cela doit se faire. Et retrouver un travail me fait souci je ne suis plus une première jeunesse.Bisous d'Amour ma puce. Seb
     

    25 juin – «Nathalie, nos vies ne sont plus pareilles depuis que l'on s'est retrouvés. Hier, Lyne m'a dit, pourquoi tu es distant et agressif?Tu sais on n'arrive pas a retrouver de sérénité avec nos conjoints ,on a vraiment un problème maintenant. Que t'a dit ta mère ? Quels ont été ses motifs pour nous empêcher de faire notre vie ensemble? Tu sais je pense que si le destin veut nous rapprocher ça se fera Je t'aime Seb »...

    « Je t'envoie une tonne de baisers, toute ma tendresse et je continue ma route. Je n'ai pas le choix. Toi non plus. Ca fait vingt ans qu'on s'attend on peut bien encore s'attendre quelques temps... Je ne vais pas allumer le feu comme dirait l'un de tes chanteurs préférés. Je vais rester sagement dans ma belle prison dorée et être très gentille avec mon mari ! De toutes façons y a pas grand chose d'autre à faire... c'est bien ce que tu as fait. tu as eu du courage. Maman était super heureuse. Je t'embrasse. je t'aime. tu me manques. que puis-je ajouter de plus ?
     

    « Effectivement j'ai pris mon courage à 2 mains pour appeler la voisine??Moi aussi je suis crevé ,vidé-Tu me manques terriblement mais nos obligations nous bloquent et on délire. Je t'embrasse très fort ,seb qui t'aime. »

    "Je suis en pleine période de crise tu vois. Je suis écorchée vive car les regrets, les remords, l'espoir, tout se mélange... et il faut que j'arrive à gérer tout ça et pour l'instant j'y arrive pas. Tout ressort... le passé, ce qu'on vit en ce moment... mon amertume face à mon mariage... tout ça, ça se mélange dans ma tête et j'étouffe. Je te jure j'ai un poids là sur le coeur qui m'empêche de respirer tellement j'aurais envie de crier haut et fort -vous me faites tous chier je veux vivre ce que j'ai envie de vivre...- ce poids à diminué quand j'ai vu que j'avais trouvé une alliée en maman... ça m'a soulagé, c'est vrai. Mais ça ne suffit hélas pas. Mais t'en fais pas, je vais y arriver ! Je me rends compte de la situation. Elle est pire pour toi que pour moi. Moi j'ai peur de briser Pierre, car il m'aime... bla bla bla, mais j'ai une page de choses à lui reprocher qui de toutes façons même sans t'avoir retrouvé m'auraient peut-être amenée un jour ou l'autre à le quitter... mais toi... tu n'as rien à lui reprocher... l'absence de désir ? ce n'est pas un motif sérieux. Moi je peux te dire une chose, je me suis mariée en connaissance de cause. J'étais consciente qu'il ne parlait pas, qu'il ne sortait pas... c'était un peu comme une punition que je m'infligeais, mais il fallait que je me case !!! telle est la dure réalité. Mais j'ai payé... je me dis que j'aurai peut-être droit à un peu de bonheur plus tard... gros bisous de ta Pupuce. Nath »

    « Arrête de te frapper. Suis pas libre tu comprends. Je t'aime très fort. Sois forte ma puce , je ne t'abandonne pas -Bisous d'Amour"

    27 juin«Bonne journée ma puce ,nous ne pouvons reculer le temps, tiens bon jusqu'à notre prochaine rencontre, je suis incapable de te dire ce que l'avenir nous réserve et je suis déchiré. C'est grâce aussi à mon évolution professionnelle que je me suis affirmé et je ne peux pas démissionner comme ça. Gardons un peu d'espoir ma puce. Bisous d'Amour. Seb »

    « Je ne me fais pas d'illusion Seb. Je pense que tu ne pourras jamais regarder ta femme en face et lui dire je te quitte parce que j'ai retrouvé Nathalie et je veux vivre avec elle. Tu n'enverras pas promener ton boulot car tu as réalisé que tu as 50 ans et que si tu reviens vers moi tu vas galérer. Je suis brisée car je réalise tout ça et pour l'instant je ne l'accepte pas. Je n'accepte pas de devoir me contenter de ta présence une fois tous les 36 du mois... J'ai du mal à supporter mon mari. Je ne vois plus que ses défauts. Je n'ai pas le courage de lui dire la vérité mais je suis détestable je le reconnais. Comment supporter des baisers et des caresses alors que c'est toi que je veux. Mais c'est comme ça. Je vais l'accepter. Je vais prendre sur moi car je ne veux pas casser le fil qui s'est tissé entre nous. Si on le casse ce sera irréversible. Peux tu seulement l'imaginer ? Moi cette pensée équivaut à un coup de poignard dans le coeur et je ne sais pas si je pourrais le supporter... Je suis bien amère aujourd'hui mais je n'y peux rien. Gros bisous quand même... je t'aime. Ta puce, Nath »
     

    « Salut sale gamine, j'ai appelé ta maman ce soir pour prendre des nouvelles après le choc ? Je vois que c'est la grande forme????-Hier soir ma femme pleurait et était triste car j'étais à des milliers de kms d'elle. C'est pas facile mais c'est la vie. Pour le moment nous devons garder les pieds sur terre et nous ne connaissons pas l'avenir mais je ne suis pas aussi pessimiste que toi sans partir dans des délires impossibles. Je veux rester un homme et pouvoir assurer la situation.
    Si on se retrouvait un jour je ne pense pas que se serait raisonnable de faire un bébé car tu te rends compte je ne pourrais pas en profiter comme je l'aurai souhaité dans ma vie -C'est à dire que je serai trop vieux pour faire du sport avec lui ou elle ?Mais tu vois ça me travaille quand même d'être papa . Je n'ai pas envie de te reperdre non plus -Ton souhait était que nous restions en contact et il faut le préserver à moins que l'un de nous deux craque de désespoir.
    Nathalie .tu me manques terriblement, j'ai le cafard-je voudrais te serrer dans mes bras ,te couvrir de Je délire de ne t'avoir à mes cotés . Désolé de te rendre triste par ma tristesse. Je joue au caïd en te disant de garder les pieds sur terre ! Bisous d'Amour ma Pupuce. Seb amer. »
     

    28 juin- « Ca nous a fait du bien de nous retrouver et on ne pourra jamais récupérer ces années perdues. Essayons d'accepter nos vies et continuons à communiquer comme on le fait c'est mieux que rien. De toutes façons on ne pourra vivre dans le folie amoureuse, notre jeunesse est passée malheureusement et la liberté de s'éclater sans contrainte aussi. Mais moi je te trouve toujours terriblement attirante parce que la passion est toujours là dans mon cœur. Le son de ta voix me fait toujours craquer également. Laissons nous aller dans nos souvenirs chauds et dès que l'on peut se revoir on fonce. Je t'embrasse tendrement lapin. Seb


    29 JUIN- Je te souhaite un très Joyeux Anniversaire en ce vendredi 29 juin 2007, jour de tes 50 ans. Quand je lis ton message de hier soir, j'ai le sentiment que ce que tu veux me dire, c'est qu'on en restera là... mais si ça te va, ça me va. Que veux-tu, c'est comme ça... il faut juste arriver à "accepter" qu'on ne passera jamais une nuit ensemble, qu'on ne se réveillera jamais côte à côte... bla bla bla !!! Mais tout doucement, je vais m'endurcir ! ce que je ne comprends pas c'est que d'autres fois j'ai le sentiment que tu vas tout faire péter... Profite bien de tes quatre jours de moto avec Lyne. Bisous. Nath
     

    2 juillet - SALUT LA PUCE -Merci pour ton mail Anniversaire. Eh oui 50 ans déjà mais ça ne me fait rien car je me sens bien dans mes pompes. Je suis entièrement d'accord avec toi , j'ai lu et relu ton mail en long en large et en travers et il vaut mieux reposer nos valises là où elles sont. Je suis déchiré comme toi ,je n'arrête pas de penser à toi également mais la raison fait que ni toi ni moi nous ne pouvons changer nos destins. Nos sentiments sont très fort l'un pour l'autre et ça pourrait tourner au cauchemar si on explosait tout. Je n'ai pas arrêté de peser le pour et le contre et franchement je n'ai pas le courage de recommencer ma vie professionnelle à zéro à 50 piges. Ce n'est pas de la lâcheté de ma part car j'ai pas trop la trouille mais du réalisme. Je me dis que nous resterons à jamais 2 amants terribles ou 2 terribles amants et ça serre toujours autant dans le coeur-De toutes façons on a crevé une partie de l'abcès c'est déjà positif et j'ai tout pardonné il fallait du cran tu crois pas avec ta maman. J'ai l'impression que je me suis un peu plus ouvert mentalement encore. Tu es et resteras ma princesse dans mon cœur. Tu vivras en moi jusqu'à ma mort. Je te fais plein de bisous d'Amour et te fais parvenir quelques photos y compris Lyne!!!!

    « Eh bien je vois que tu es soulagé ! c'est le sentiment que j'ai du moins. En fait, je te dois aussi un aveux. Je me doutais de la décision finale que tu prendrais. Je suis allée voir une astrologue pour faire ce qu'on appelle un thème carré. C'est à dire en résumé, tu poses une seule et unique question et elle te donne la réponse d'après les astres. Tout est écrit dans les astres. Eh bien je dois te dire que tu as une planète bien accrochée, qui bouge très peu. Elle m'a assuré que jamais tu ne quitterais la Haute-Savoie pour venir à moi. Tu est trop attaché à ton travail. (on dirait qu'elle ne s'est pas trompé !) Je m'étais donc préparé à ce que tôt ou tard tu lâches le morceau. Mais je te comprends tu sais. En ce qui me concerne, elle n'a vu de mon côté aucun divorce, Pierre et moi d'après nos planètes, on est complémentaires. Toi et Moi, d'après nos planètes on est fusionnels. Voilà... je n'en sais pas plus mais elle a vu juste... elle m'a dit qu'entre nous elle voyait une amitié amoureuse... pourrons nous au moins préserver cela Sébastien ? ou nos chemins vont ils se séparer pour la deuxième fois à jamais ?

    Tous ces mails, cette pression, j'étouffais. Je me sentais comme un animal pris au piège, complètement perdue. J'aurais voulu avoir la force de me dire « je ne pense qu'à moi. J'ai sacrifié ma vie il y a vingt ans, je ne laisse pas passer ma chance une deuxième fois. Je ne veux pas dans cinq ou dix ans avoir les mêmes regrets. Je veux des dîners romantiques avec toi à la lueur des chandelles, je veux des ballades en moto serrés l'un contre l'autre, je veux découvrir des pays lointains, danser au clair de lune, m'endormir et me réveiller tout contre toi... ça me rendait folle de me dire qu'il n'y a qu'un pas à faire et ... tout serait possible. Je n'aurais eu qu'à te dire « Sébastien, je quitte maison et mari, je veux vivre avec toi. » vu tes mails enflammés, je suis certaine qu'au départ tu n'aurais pas réfléchi. Ma conscience me dictait de rester, mon cœur de partir. Ouvrir les yeux le matin avec ce dilemme et les fermer le soir avec toutes ces pensées emmelées. Je pétais les plombs ! L'enfer dans ma tête... tiraillée, écartelée... par des choix impossibles... Et puis il y avait Pierre qui ne se doutait de rien, qui continuait à couleur des jours tranquilles loin des tracas et des tourments. J'allais le briser lui aussi. En avais je le droit ? De plus en plus l'idée de consulter une voyant germait dans ma tête. Une amie m'aiguilla vers une astrologue. Je trouvai l'idée bonne. Je ne connaissais de toutes façons pas de voyante valable, alors oui, une amie a pris rendez-vous pour moi chez une personne de confiance.
    J'avais besoin de savoir ce que me réservait l'avenir. Et mon destin était écrit dans les astres alors il n'y avait qu'à leur demander ! Quand j'entrai dans le petit cabinet, madame V. m'inspira tout de suite confiance. Elle prit beaucoup de peine à faire ce qu'on appelle un thème carré. On pose une seule question et on interroge les planètes. Quand je me suis assise en face d'elle, j'étais si pleine d'espoir.. Je pensais qu'elle allait m'apporter la réponse que je souhaitais, me dire des choses positive, genre « vous avez la chance de vivre un amour hors du commun, vous allez retrouver celui que vous aimez, votre mari survivra... il recommencera sa vie ailleurs... vos enfants auront du mal mais ils vont s'habituer, prendre de nouveaux repères »... Je ne suis qu'une pauvre gamine, qui continue envers et contre tout à rêver. Je ne mûrirai jamais. Dès le départ, j'ai senti que ça s'annonçait mal, que les astres n'allaient pas dans mon sens. Partout j'apparaissais avec Pierre et non avec toi Sébastien. Pierre et moi de par nos planètes respectives Mercure et Jupiter étions complémentaires, alors que toi et moi étions fusionnels, donc éphémères. Pierre et moi étions d'un côté du carré et toi seul de l'autre. « Il est bien là où il est. Il ne quittera pas sa région. Il attache trop d'importance à son travail. Il n'a pas pu réaliser sentimentalement ce qu'il souhaitait, donc il s'est investit à fond dans son métier. Saturne indique qu'il est sédentaire. Vous vivez dans une illusion. Tout cela n'est qu'illusion. Vous avez vécu quelque chose de fort avec lui mais tout a contribué à vous séparer. Quand ça se passe comme ça, c'est que ça doit en rester là. Croyez moi.
    J'ai versé bien des larmes dans ma voiture en sortant de cette consultation. Dans ma tête, je me suis dis que tout s'acharnait vraiment contre nous. Fallait il y croire, ne pas y croire ? J'étais bouleversée.
     
    « Nathalie, tu es incorrigible de cruauté envers moi, relis ton mail ,comment puis-je réagir autrement. Ton désespoir me cloue sur place. Tes phrases sont scotchantes- Franchement je suis trop énervé pour dormir et il faut vraiment être con comme moi pour te supporter et tout pardonner. Tu doutes de mes sentiments, parfait alors je n'ai plus qu'à tout détruire une 2eme fois . Formidable voyance ,les gens ne savent pas à quoi se raccrocher et des malins profitent de leur crédulité pour leur tirer du fric- C'est pas beau la vie -Par contre la voyance sur toi tout est parfait elle ne t'a pas dit 'vous allez le rejoindre car il a une bonne situation et ça vous fera du bien de changer d'air car vous étouffez et vous faites pas de soucis pour vos enfants il souffre tellement de ne pas en avoir eu avec vous qu'il les aimera comme les siens. Tu m'as écrit que tu te mettrais des baffes de m'avoir laissé partir et que ta jeunesse n'excusait pas tout-A la différence de toi moi j'ai appelé ta mère par amour pour toi 20 ans après , toi tu n'as jamais appelé mes parents pour me retrouver. C'est tout juste si c'est de ma faute d'être en Haute-Savoie. Je me suis dit attends Sébastien , Nathalie son problème c'est Pierre. Moi je quitte tout : ma femme, mon boulot, mes copains , ma région d'adoption. Je vais trouver un boulot galère, elle veut garder son chez soi je viens habiter dans la maison que son mari a construite, dormir dans la même chambre? Derrière chez sa mère qui m'a bousillé ma vie et que je devrais garder un jour comme si de rien n'était (Pardonner ne veut pas dire être con au point d'oublier)- Elever ses enfants qui ne me diront jamais papa et le risque qu' à l'adolescence ils m'envoient balader- De plus il faudra que je bosse comme un taré pour retrouver une situation pour bien gagner ma vie et assurer le train de vie de toute une famille? Ne plus voir mon meilleur copain et mes amis- Finalement ce que je veux te faire comprendre c'est qu'il n'y avait dans ton projet très égoïste rien de partagé avec moi à part ma présence , rien que l'on construisait ensemble sur de nouvelles bases : en clair du neuf avec du vieux-Je pensais que je valais mieux que ça a tes yeux et à la différence de toi il ne me fallait pas grand chose pour reconstruire une nouvelle vie? Je dis bien reconstruire et pas détruire et reconsolider. Finalement c'est comme il y a 20 ans rien n'a changé dans la prison doré. Tu as une façon de me mettre a l'épreuve et d'inverser les rôles comme si je devais porter le chapeau de ton impossibilité de décider de ta vie tu crois pas ?
    A toi de voir si tu veux que l'on continue à s'appeler. Tu as en face de toi quelqu'un de romantique, d'amoureux, mais aussi un homme très fort de caractère mais ça tu t'en es déjà rendu compte. La vie ne m'impressionne plus- Par contre ce qui est sur c'est que je pense tout le temps à toi et je me demande toujours pourquoi je continue à me déchirer au lieu de vivre ? Gros bisous la puce »
     
    « Je ne t'astiquerai plus c'est promis. »
     

    3 juillet - « Salut sale gamine, en Amour faut pas chercher à comprendre, je t'ai aimé il y a 20 ans pourquoi ? toi aussi tu étais amoureuse de moi, c'était comme ça -Pourquoi je ne t'ai jamais oublié parce que je pensais réellement faire ma vie avec toi et que notre histoire est resté inachevée -Nous étions tellement en osmose que c'était impossible de t'oublier et je n'ai jamais reconnu cette fusion sensuelle , enivrante... Finalement dans la vie on ne peut avoir qu'un grand Amour après c'est autre chose, une autre histoire et pour toi c'est pareil. Oui j'ai une femme sympa et qui m'adore mais je ne suis pas enivré de sentiments comme avec toi. Avec toi j'ai connu le 7eme ciel et quand on l'a connu c'est difficile d'oublier. Alors faisons nos chemins en gardant cette flamme qui nous unis et essaye de prendre du plaisir dans ta vie-Maintenant j'ai envie de souffler un peu car je suis comme toi épuisé mentalement-Si tu as envie que l'on se revoie je suis aussi ok . je t'embrasse tendrement –Seb »
     

    Chapitre 11 -

     


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  • Chapitre 10

    Chapitre 10

    Comme dans un rêve...

     





    "Tu es l'air de mes poumons
    Vivre sans toi
    c'est l'oppression."




    11 juin – « Quelle heure est-il ? 17h ? 18 h ? tu rentres... tu soupires... tu allumes l'ordi... je t'envoie ce petit message car je ne sais jamais si j'aurai le temps le soir... merci pour le coup de fil... merci pour tout ce que tu me dis... merci d'être là... en fait on est comme écartelés tous les deux, tu as Lyne et tu as Nathalie. Et on te tire chacun d'un côté. Et moi je t'ai d'un côté et j'ai Pierre et les enfants de l'autre.... et voilà... c'est dur c'est vrai et on a beau se dire qu'il faudrait arrêter d'une manière ou d'une autre de se prendre la tête... on ne peut pas ! on n'a pas la force de dire "on arrête !" mais même si un jour on en vient là... dis toi que tu pourras toujours m'appeler... je serai toujours là pour toi... dans mon coeur même si on coupe les ponts tu seras toujours là... c'est comme ça... et je garderai toujours tes coordonnées... mais on n'en est pas là ! pour l'instant comme tu as dit, il faut qu'on se voit... et qu'on mette les choses à plat ??? je t'envoie mille baisers d'amour... Ta pupuce »


    "Je regarde ma montre. J'ai pas envie de bosser. Le temps semble s'être arrêté...je pense à mardi... notre "peut-être" mardi. je te retrouve où si jamais ? comme la dernière fois ? bisous...."


    "JE VEUX JUSTE QUE TU ME RETROUVES SUR LA ROUTE DE NOS DEUX CŒURS... Sebamoureux »

    MON AMOUR JE REVIS
    TU ES MON MOTEUR
    L' INSPIRATION DE MON COEUR
    TU ES L'AIR DE MES POUMONS
    VIVRE SANS TOI C'EST L'OPPRESSION
    TU M'AS RETROUVE C'EST BON
    TU ES DE NOUVEAU MON OBSSESSION
    VIVRE SOUS LE MEME TOIT ET S'AIMER
    TOUTE NOTRE VIE DEVRONS NOUS LE REVER
    OU UN JOUR SERONS NOUS REUNIS
    TOI MA FEMME MOI TON MARI
    NOUS AVONS UN DROLE DE DESTIN
    CONTINUONS LE CHEMIN
    JE T'AIME »

    « Moi aussi je t'aime et le poème est très beau. Gros bisous je pense à toi.

    "Rien de ce que nos désirs nous portent à faire n'est mauvais, si l'amour en est le guide."
    Jean-Christophe Rufin

    « Bonne nuit ma Puce, jolie citation. Seb »


    12 juin– « Nath, une grosse bise du matin pour te donner du courage. Je ne sais pas comment tu te sens mais moi je suis épuisé d'amour à force de penser... bisous de tendresse Seb »

    « épuisés d'amour... c'est beau quand même !!! tu penses que PEUT ETRE... mardi prochain... tu seras sur la route. ?.. !!! Quand le réveil a sonné je l'aurais jeté par la fenêtre... on était entrain de manger avec mes parents... j'ai cru d'abord que c'était un retour en arrière... mais tout d'un coup j'ai pensé aux enfants... peut-être une projection dans l'avenir alors... mais j'étais bien... j'aurais voulu savoir la suite... gros bisous... je suis au boulot... pas envie de travailler... mais j'assure quand même...
    J'adore cette chanson et toi. Elle fait battre mon cœur. Apporte le disque mardi puisque tu l'as.

    C'est au bout du regard
    Là ou les bateaux quittent la mer
    Là, où l'horizon est tellement plus clair
    Sous la belle étoile celle qui te dit que la vie ici
    ne sera jamais rien que ton amie

    C'est au fond de tes yeux
    là, où le monde effleure tes rêves
    Là, où le bonheur n'est plus un mystère

    C'est là que je t'emmènerai sur la route
    et si le soleil le savait
    mais j'en doute, il viendrait
    Là, où je t'emmènerai
    Aucun doute, il s'inviterait
    pour nous éclairer

    Nous longerons la mer
    nos vie couleront sans un hiver
    comme un matin d'été, un courant d'air
    Et tout au long de ta vie
    que s'écarte les nuages
    je serais là à chaque fois que tu auras besoin de moi
    Regarde là-bas

    C'est là que je t'emmènerai sur la route
    et si le soleil le savait
    mais j'en doute, il viendrait
    Là, où je t'emmènerai
    Aucun doute, il s'inviterait
    pour nous réchauffer
    pour nous accompagner

    Là où je t'emmènerai
    Aucune peur, ni aucun doute
    Le monde est toujours en été
    Pas de douleur et pas de déroute
    C'est là que je t'emmènerai
    Sur ma route
    pour te réchauffer et te protéger
    Sans t'étouffer
    Je t'emmènerai

    «Ca me fait du bien de lire tes messages car aujourd'hui je n'ai pas la grande forme. Tu me bouleverses , tu me bouscules, c'est sur je cogite comme toi et ce matin, même si le terme t'a plu j'étais vraiment épuisé d'Amour, de douleurs ,de contradictions, de déchirures.
    Lyne tient à moi et je me rends compte que je suis avec toi le jour, la nuit. Tu es la femme de ma vie, la femme que j'aurais voulu avoir mais le destin en a voulu autrement et nous a torturé pendant 20 ans. Et maintenant on s'est retrouvé et c'est une espèce de drogue qui nous habite. Dans une semaine on est ensemble. C'est sur que l'on va tout faire pour en profiter et s'enivrer de toute notre tendresse. Tu sais si je culpabilisais à mort je ne viendrais pas. C'est pas ça. C'est une douleur de frustration et les lendemains sont tellement douloureux. Quand on s'est quitté l'autre samedi, j'ai été vraiment malheureux au retour et heureux de t'avoir revu.
    Ta détermination m'épate, tu as mûri et je comprends que tu t'en veux de ne pas avoir eu cette assurance. Tu sais moi aussi j'étais trop gamin à l'époque et on ne peut revenir en arrière. J'ai besoin en premier de te regarder ,de rouler avec ta tête sur mon épaule , de te sentir, de prendre ta main,te caresser des yeux-Je ne suis également pas le même avec toi ,on s'apporte tellement de bonheur que cela pourrait paraître irréaliste aux yeux de beaucoup de gens. Notre amour est fou depuis 23 ans , alors je me dis après tout soyons fou et même s'il arrive de gros ennuis et bien on s'attachera l'un à l'autre pour de bon. Je t'aime ma puce-Bisous d'Amour -Seb''

    « La vie s'apparente à un jardin.
    Les feuilles flétrissent et les fleurs se fanent naturellement.
    C'est seulement si nous éliminons les déchets que nous profiterons pleinement de la beauté
    des nouvelles feuilles et fleurs.
    De même, nous devons éliminer de notre esprit les expériences mauvaises, sombres du passé.
    Vivre, c'est se souvenir d'oublier.
    Pardonne ce qui doit être pardonné.
    Oublie ce qui doit être oublié.
    Embrasse la vie avec une vigueur renouvelée.
    Nous devrions pouvoir accueillir chaque instant de la vie avec un regard neuf, telle une
    fleur fraîchement éclose."
    ~Mata Amritanandamay~ »

    « Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout »

    « Rêver,c'est oublier la réalité
    en se donnant un moment de liberté.
    Rêver c'est dire non à l'impossible
    mais aussi atteindre ce qui est inaccessible. »

    »Rêver c'est s'inventer des roses
    quand dans la vie il n'y a pas grand-chose »

    « Je t'aime non seulement pour ce que tu es
    Mais aussi pour ce que je suis
    lorsque nous sommes ensemble »

    « Plonger mes yeux dans les tiens
    C'est plonger dans un océan d'amour plein de promesses... »


    14 juin – J-4 : il me tarde tant... ne pense pas à mardi soir mais pense à mardi matin. Quand on va se guetter, se retrouver, pense aux bons moments
    Tu me dis souvent que j'ai bien changé. Tu me trouves plus téméraire, mais c'est chaud pour moi aussi. Qu'est-ce qui me motive ? c'est bien triste et je n'ai pas envie d'en rajouter. En fait je ne peux pas dire que je suis malheureuse mais j'ai une vie fade tu l'as bien compris.
    Depuis que j'ai eu mes quarante ans, je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai eu envie de changer, de look d'abord et de vie ensuite. Je n'arrête pas de répéter à Pierre que je veux vivre, profiter. Il ne comprend pas bien sûr car sa petite vie tranquille lui suffit et il est heureux comme ça mais pas moi. Tu es une bouffée d'oxygène pour moi Sébastien, j'ai tellement regretté notre histoire, cette passion qui nous animait, ce feu qui nous habitait que je ne veux pas passer à côté aujourd'hui même si c'est dangereux... chaud... je prends le risque. Si l'on me voit, si un con me dénonce, je ne souhaite pas mais si ça devait arriver, c'est que le destin en aurait décidé ainsi... mais tu sais, il faut prendre toutes les précautions pour que ni toi ni moi ne soyons inquiétés de quelle que façon que ce soit mais parfois c'est indépendant de notre volonté. Bref, je veux vivre avec toi ce que la vie me propose de vivre... que ce soit pour quelques semaines, quelques mois, quelques années ou la vie entière. Mais je ne veux pas te perdre une deuxième fois. Même si un jour tu n'assumes plus cette relation extra conjugale comme tu l'appelles et qu'on y met un terme, alors on sera... ami ? bref, jamais plus le black out ok ?
    Je suis complètement disjonctée en ce moment. Il y a une chanson en ce moment, la chanteuse s'appelle Marilou. Je t'envoie les paroles et tu peux l'écouter sur internet si tu ne connais pas. Oui j'aimerais danser sur la lune, flâner dans les dunes, regarder les étoiles. Les chansons pour moi ça marche au coup de cœur et c'est un coup de cœur, mon cœur s'emballe quand je l'écoute...


    Prend ma main
    Oublie tes pleurs, tes chagrins
    Allez viens
    Ho ce soir je t'emmène
    Danser sur la lune
    Flâner sur les dunes
    Retrouver le sourire, aux parfums des plaisirs
    Je connais ce chemin
    Je connais ce chemin
    J't'y emmène allez viens
    Ho oui, viens, allez viens
    Oublie tes pleurs tes chagrins,
    Prend ma main
    Ce soir je t'emmène danser sur la lune
    Flaner sur les dunes

    C'était un peu long ce soir... mais y a des soirs comme ça où à force d'être en apnée j'ai besoin de crier un grand coup ce que je ressens. Mille baisers plein d'amour. J-4... ma main dans ta main, tu me feras danser sur la lune mardi j'espère. Journée romantique c'est tout ce que je te demande. Donne moi un peu de rêve, beaucoup de tendresse. Je ferai de même pour toi. Bonne nuit ou bonjour si tu te lèvres... ich liebe dich.I love you.Je t'aime tout simplement. »
    16 juin – « Ton mail me bouleverse. Je reste scotché de tristesse, de gâchis, de chagrin d'amour. Je ne trouve pas les mots. Je pense très fort à toi pour te donner le courage qu'il te faut. Plus que que 3 jours ma puce. Seb qui t'aime aussi très fort.

    « Ne sois pas bouleversé par mon mail, il faut de temps à autre regarder la réalité en face. J'ai très mal dormi cette nuit. j'ai dû rêvé à toi... je me suis réveillée en m'entendant dire -oui je t'aime- mais le problème je ne sais pas si je le disais en rêvant ou à haute voix. Je ne suis pas certaine que Pierre dormait. J'étais mal à l'aise... impossible de trouver le sommeil... bref, tu t'endors deux heures avant le réveil... c'est hard !!!J-2... ça vient bon... . Il faudra vraiment profiter de ce temps qui nous est donné tu sais car... toi tu penses à la tristesse du lendemain... mais moi je pense avec mélancolie... que cette fois... on ne sait pas quand on se reverra..; tu vois..; je suis pire que toi... Il ne faut pas gâcher une seule minute de cette journée... j'espère que tu feras bonne route... gros bisous en attendant... ta Pupuce... Nath »

    se retrouver en secret
    avec le coeur qui bat comme jamais...
    sans se demander de quoi demain sera fait...
    avec cette peur au ventre quand même
    mais c'est plus fort que tout - on s' aime...
    mettre entre parenthèses nos vies
    dans un parfum d'interdits
    ne plus réfléchir... arrêter le temps...
    s'aimer ou ne pas s'aimer... ?
    aller jusqu'au bout des fantasmes torturants
    qui toutes ces années ont bouleversé nos nuits ?
    ou passer encore des mois à revivre le passé ?regretter...
    sentir cette douce chaleur nous envahir
    quand nos lèvres se joignent, quand nos corps s'attirent
    quand la tendresse met le feu
    quand les baisers sont plus forts que les mots
    quand les soupirs deviennent aveux
    et vont crescendo...
    quelques heures d'oubli
    après dix neuf années d'errance... de souffrance...
    bon choix ? mauvais choix ? quelle importance ?
    à fond profiter, à fond donner, à fond s'aimer...
    quelques heures... rien que toi et moi...
    comme si demain n'existait pas...
    17 juin– «Nathalie, ni toi ni moi ne voulons faire de vagues à l'heure actuelle. Mais rien ne nous arrête alors je me dis comme toi que nous prenons des risques. Dans cette histoire nous sommes deux et quoi qu'il arrive on restera les deux. C'est important et si le destin doit tout bousculer il y a une chose qui est sûre c'est par Amour l'un pour l'autre que nous avons agis. Si l'on doit quitter un jour nos vies respectives il faudra être fort; très fort je pense, mais on en est pas la. Profitons à fond de ces quelques heures mardi et vive l'Amour !

    « Je voulais te souhaiter bonne route... je penserai à toi à 7h00. gros bisous en attendant... et dors bien ! Nath »

    « Pupuce, je m'occupe de tout, je t'aime et suis heureux de te retrouver - ton Seb

    « Je suis super heureuse aussi pour demain. Sois prudent. Je t'aime. Nath »


    18 juin - 6h 05 - je me prépare, pas de soucis, t'inquiète pas. Je serai prudent comme d'hab. Ca fait 20 ans que je suis prudent ?? je te rejoins par Amour c'est plus fort que moi , par passion, et la raison n'y peut rien.Je t'aime et à tout à l'heure. Bisous. Seb.


    Il n'y a pas de mots assez forts pour décrire notre deuxième rendez-vous. Toi et Moi, comme par le passé. Un peu de trac au départ mais en si peu de temps, avoir pu se donner autant. Ecoute, complicité, chaleur, tendresse, Amour avec un grand A, caresses, éclats de rires, quelques larmes amères aussi... c'était comme vivre un rêve...

    « Je suis donc bien rentrée. Je sors de la douche !!! je pense à toi qui dois rouler et comme je te sais éreinté j'ai un peu peur pour toi bien que je te sais très bon conducteur. Je pense à toi. J'étais à l'heure. Tout va bien, ni vu ni connu. J'espère qu'il en sera de même pour toi. Je suis allée chercher les enfants, pas de questions, cool. On n'a plus qu'à recommencer. Mais non, ne lève pas les yeux au plafond, c'est une blague. Je suis consciente de la situation. Ce sera quand tu peux et quand tu en as envie. Je ne peux pas te dire mieux. Voilà... ce jour tant attendu est arrivé... s'est déroulé... et c'est fini... c'est dûr... mais tu sais, je ferme les yeux et je sens tes caresses, tes mains se promènent sur mon corps et je suis bien. Il faudra se contenter de ça jusqu'à notre prochaine escale Moi non plus je ne regrette rien. Un milliard de gros bisous d'amour, je t'aime »

    « Ma tendre Pupuce. Je suis bien arrivé , j'ai fait trois petites pauses pour me dégourdir. Ma Chérie je dois te dire une chose c'était une journée merveilleuse de tendresse, de sensualité, d'amour avec un grand A. Je ne regrette rien non plus bien au contraire tu m'as donné tout ton amour et ça n'a pas de prix à mes yeux. Ecoute je n'ai pas envie de te revoir c'est plus compliqué que cela . J'ai envie de faire ma vie avec toi. Je suis incorrigible également. Tu sais je suis sur que si nous étions ensemble je m'apaiserais car je sais d'où vient mon angoisse et mon stress. Le boulot n'est pas la seule raison. J'aimerais changer de vie avec toi. Je te promets d'essayer de me calmer et de saisir la moindre opportunité pour nous aimer en espérant qu'un jour?? Je t'embrasse très très fort et t'aime de toutes mes forces¨Seb. Tu me manques déjà. Milles Bisous d'Amour mon petit lapin. »

    20 juin – «Bonjour ma puce comment vas-tu ? C'était vraiment une journée exceptionnelle, tu vis dans mon corps. J'aimerais qu'on se retrouve tout le temps comme ça même si je voudrais plus encore. Je t'aime. Seb »

    « C'était magique pour moi aussi. Je n'ose imaginer dans l'état où tu étais hier soir, car moi même j'étais vannée... exténuée... d'amour ? je suis heureuse que tu ne regrettes rien, moi non plus. J'espère qu'il y aura d'autres fois... à toi de voir si c'est possible... c'est comme si on était un peu apaisés mais ça ne va pas durer... je m'en doute... je t'aime mais c'est tellement compliqué... dans ma tête.. dans ma vie... c'est comme si entre toi et moi il y avaient de très hauts sommets... je me sens toute petite devant ces sommets ils me paraissent tellement infranchissables... je me doute que ça doit t'énerver quand je t'écris ça... mais il faut être conscient de la réalité... c'est comme ça... ... gros bisous en attendant... pas de soucis avec Lyne ? elle était là quand t'es rentré ? à plus tard, bisous... Nath »

    « Je n'ai qu'un seul désir que tu deviennes mon épouse afin que nous puissions enfin nous aimer au grand jour. Je t'aime à la folie Nath. Seb »

    21 juin -C'est dur, très dur aujourd'hui. Je suis plus déprimée qu'hier. C'est comme une bête prise au piège... c'est exactement ce que je ressens. Tu tournes et retournes le problème dans ta tête, tu sais ce que tu aimerais mais... MAIS... MAIS... tu te sens coincée... tu étouffes... j'aimerais tant te retrouver aujourd'hui ne serait-ce que pour quelques instants... c'est vrai que si tu étais sur la région ce serait plus pratique mais encore pire... on souffrirait encore plus de ne pas se voir... car on serait proche...mais loin : tout à la fois... bon, on se calme !!!...

    Je vois bien que ce n'est pas facile pour toi non plus tu sais... mais prenons du bon temps quand on peut ! telle est la dure réalité de la vie... je suis en train de faire un tableau de tout ce qui nous attend si un jour on se décide et tu vois... rien que le tableau si je te l'envoie va te refroidir... tu me connais : question lucidité je suis très forte ! Mais ce qui est grave, très grave, c'est que comme tu l'as remarqué ce qui me paraissait inconcevable il y a deux mois... j'y pense aujourd'hui... alors dans 6 mois... dans 1 an... qu'est-ce qui va encore se passer dans ma tête ? Gros bisous d'amour... bonne nuit... fais de beaux rêves... je t'aime... Nath... »

    « Ma pupuce, Si je pouvais être avec toi ! Je vois que ça travaille dur dans ton esprit aussi. On va s'appeler le plus souvent possible et faire notre possible pour se revoir au mieux. Comme je te l'ai dit 'laissons nous pousser par le destin'. Je suis avec toi et je m'endors avec toi -je t'aime la puce –Seb »

    22 juin -«Je t'aime. je pense à toi. tu me manques... que puis-je ajouter de plus ? J'ai peur de l'avenir... je sais ce que je voudrais... mais je ne sais comment faire... je réalise les difficultés... les épreuves pour toi comme pour moi à endurer... Laissons faire le destin... Une tonnes de baisers d'amour passionnés, sucrés comme les fraises... doux comme nos calins... je ferme les yeux... on est ensemble... on s'embrasse et notre baiser n'en finit pas... à bientôt... Ta Puce »...

    « Je t'aime. Seb pas libre. »

    23 juin – « Pupuce, moi aussi je pense très fort à toi et je rêve que l'on vive aussi ensemble. Dans quelle histoire on s'est embarqué comme tu dis , c'est tout simplement une histoire d'Amour. Y' a rien à comprendre, on peut pas lutter. Gros bisous d'Amour. Seb... »



    Lorsque la porte de la chambre d'hôtel se fut refermée, nous étions toi et moi réunis comme par le passé. Toi et moi, seuls, nos vies en parenthèses. La tête au creux de ton épaule, j'étais bien. Tu t'es endormi un moment. Tout se bousculait dans ma tête. Comme j'aurais aimé pouvoir te dire « ma décision est prise, je quitte tout. Je veux recommencer à zéro, vivre avec toi. » pour une fois, une seule, penser à moi... à ce que je voulais réellement. Et puis j'ai pensé à Lyne, ta femme, follement amoureuse de toi, qui connaissait notre histoire, qui sans doute, en son fort intérieur redoutait de te perdre. Elle devait vivre de pénibles moments depuis que tu lui avais avoué qu'on s'écrivait. Et puis j'ai pensé à Pierre, mon mari. Amoureux, à sa façon sans doute, mais amoureux quand même. S'il savait... s'il apprenait... je le tuerais d'une certaine façon. Nos deux enfants... notre maison... toute cette vie construite pas à pas, jours après jours, année après année, avec des hauts et des bas... comment pouvais je détruire leur vie à tous les trois... Je te regardais dormir et j'ai pensé 'vingt ans se sont écoulés et rien n'a changé'. Toujours la même tendresse, la même chaleur, la même douceur, la même complicité, le même plaisir à être ensemble,... Mon cœur battait toujours aussi fort... Pourquoi je me sens jolie , désirable, tout simplement femme à tes côtés ? les larmes me sont alors montées aux yeux... qui sait... nous étions là réunis et peut-être ne nous reverrions-nous jamais... peut-être ce soir, nous dirions nous au revoir pour la dernière fois... cette idée me plantait un poignard dans le cœur. Tu as ouvert les yeux à cet instant. « Je suis crevé, excuse moi ! » C'est vrai, ton boulot, des horaires de dingue, le trajet, quatre cents kilomètres juste pour venir me voir... tu pouvais être fatigué ! Tu as dessiné mes yeux, mes sourcils, mes yeux, mon nez, ma bouche. Tu m'as embrassé. Tes lèvres étaient douces, je ne me lassais pas de tes baisers... et on a refait l'amour... encore et encore... Nos vies n'existaient plus, pour quelques heures encore, il n'y avait plus que toi et moi...

    Quand on s'est séparé ce soir là, j'étais triste mais aussi sereine. J'avais retrouvé ma moitié. Mais ce sentiment de plénitude était temporaire. Les jours suivants furent déchirants. Quelle torture de te savoir après quelques heures à peine déjà si loin de moi dans les bras d'une autre. Il devait sans doute en être de même pour toi. Comment ne pas éprouver de jalousie... l'imaginer à ma place dans tes bras, rire avec toi, t'embrasser... dur ! très dur ! hélas tel était notre destin. Sans doute, toi comme moi, nous ne briserions pas la vie de nos conjoints, mais ma décision était prise. Même si ça s'appelle trahison, adultère, même si ce mot barbare m'avait toujours fait horreur, je ne laisserais pas la vie nous séparer une deuxième fois. Jamais plus je ne voulais couper le cordon. Même si la vie ne devait nous offrir que quelques heures de bonheur dans l'année, je ne les laisserais pas passer..

    Chapitre 10

     


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